Emmeline Viard, ici avec un âne et une résidante en Ehpad.

Il y a quelques mois, Emmeline Viard, habitante de Sainte-Livière, s’est lancée dans la médiation animale. Rencontre autour de cette pratique également appelée zoothérapie.

Qu’est-ce que réellement la médiation animale ? «A l’instar du coach sportif, la médiation animale utilise un coach à poils ou à plumes qui permet d’atteindre des objectifs en partenariat avec les professionnels de santé. L’animal est alors un médiateur, qui détourne l’attention du soin vers le plaisir du contact qu’il apporte. On peut alors amener des mouvements de rééducation par le jeu et ainsi travailler la mobilité, l’équilibre mais aussi la concentration, la mémoire et bien d’autres car l’animal stimule. Il ne juge pas, il accepte les patients pour ce qu’ils sont et non pas pour ce qu’ils devraient être», explique Emmeline Viard. Toutes les problématiques peuvent ainsi être abordées par la médiation animale «puisque ce n’est pas une technique médico-sociale mais bel et bien un outil de facilitation. C’est l’accès à un autre mode de communication dont l’animal est le seul réseau.»

Le début d’une aventure
Les bénéfices de la zoothérapie sont indéniables.

Animatrice nature de formation, la jeune femme de 29 ans s’est donc dirigée vers le loisir adapté pour les personnes en situation de handicap intellectuel puis auprès des personnes âgées en Ehpad. «En parallèle, je montais mon entreprise d’animation et de loisir équestre auprès de mon compagnon amoureux des chevaux depuis son enfance», glisse-t-elle.
«La nature et mes animaux m’ont toujours aidée à surmonter les épreuves, les coups durs. C’est donc tout naturellement que je souhaite partager le bien-être que nos amis à quatre pattes peuvent nous apporter», souligne Emmeline Viard. Allier ses deux passions lui semblait alors une évidence. «Ayant déjà pratiqué l’équithérapie lors de mes séjours en centre équestre et ayant mon fidèle Snoop, un quatre saisons très intelligent et plus qu’empathique, je me suis lancée dans une formation de zoothérapie auprès de l’Institut français de zoothérapie et ai débuté mon activité en début d’année.»
A ce jour, Emmeline Viard pratique avec ses chiens, poneys et ânes auprès de trois organismes médico-sociaux où elle se déplace plusieurs fois par mois. «Ces personnes m’ont donné l’opportunité de débuter mon activité thérapeutique et, j’espère, de pouvoir construire plus de projets non seulement pour le bénéfice que cela apporte aux personnes qui participent aux séances mais aussi pour faire reconnaître la zoothérapie dans les milieux médico-sociaux», affirme-t-elle. «On voit l’effet positif de la médiation animale dans le comportement des personnes âgées qui n’ont pour la plupart plus la réflexion ni même parfois la parole. Cela leur arrive de raconter leurs souvenirs en lien avec les animaux.»

Emmeline Viard est également partenaire avec sa sœur, ce qui offre la possibilité de visiter et de profiter des mini-animaux de sa ferme miniature ainsi qu’avec la session de chiens visiteurs du club canin de Vitry-le-François. «Je reste à disposition d’autres établissements ou services avec lesquels partager ce “médicament à quatre pattes” qu’est la médiation animale», conclut Emmeline Viard, dont les portes sont ouvertes au domaine de l’Arche de René à Sainte-Livière pour des séances individualisées destinées à toute personne en sensation de mal-être comme la dépression, la relation parent/enfant, le stress ou l’hyperactivité.

De notre correspondant Adrien Jeanson

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