Alexandre Henry, le trésorier, pose avec Laska, 7 ans, et Maéva Stivalet, en brevet professionnel éducateur canin à Bar-le-Duc.

Le Relais des animaux, à la fois fourrière pour l’Agglo de Chaumont et refuge, croule sous les demandes. Actuellement, il y a tellement de chats que la structure est obligée d’en refuser temporairement et de créer une liste d’attente.

A Buxières-les-Villiers, l’association le Relais des animaux fait face. Depuis le 1er janvier, ils sont 148 chats à avoir été accueillis dans le cadre de la fourrière, dont une bonne centaine ces trois derniers mois. Il s’agit des félins retrouvés dans la nature et sans propriétaire.

Si on ajoute les chiens, soit 34 en fourrière, et le refuge, la deuxième fonction du Relais, (96 chiens et 11 chats), les membres de la structure ont déjà accueilli 289 animaux au total en seulement sept mois d’activité.

Liste d’attente

 Ce chiffre est déjà au-dessus du nombre total d’animaux reçus en 2020. « On ne peut plus pousser les murs », précise Emilie Godard, la responsable du Relais. Pourtant, certaines personnes ne comprennent pas vraiment.
Pendant tout l’été, le personnel de l’association a dû se défendre, principalement au téléphone. En ce moment, entre 130 et 140 chats sont présents à Buxières (beaucoup ne sont même pas encore adoptables car en quarantaine ou trop jeunes) et, malgré toute leur bonne volonté, ils ne peuvent pas en accueillir davantage. Alors, si une demande arrive, même avec un ordre de mise en fourrière en bonne et due forme, le Relais est obligé de reporter l’accueil. « Nous ne refusons pas. Nous demandons simplement à la personne d’attendre un peu pour nous confier le ou les animaux. Pendant ce temps, ils peuvent les faire garder ou s’en occuper. » Pour ce faire, une liste d’attente a été créée. Dès qu’une place se libère suite à une adoption notamment, la personne suivante est appelée. Le Relais se refuse à pratiquer l’euthanasie, même si certains leur demandent car « ça ferait de la place. »
Pour Emilie Godard, les raisons de cette affluence de chats et chatons s’expliquent : les propriétaires ne sont pas encore assez sensibilisés à la stérilisation. « Il faut aussi que les communes prennent leurs responsabilités concernant les chats errants dits libres. Plusieurs d’entre elles ont créé des associations qui s’occupent de les faire stériliser et il faut continuer dans cette voie. Les communes sont responsables. Nous n’avons pas vocation à les accueillir. Nous recueillons seulement ceux qui sont sociables et peuvent être placés dans une famille. »

Parmi les mises en fourrière, certains sont aussi et clairement des abandons cachés. « Mais à partir du moment où j’ai un ordre de mise en fourrière, je ne peux rien dire. » Emilie Godard ne se fait pourtant pas d’illusion. Elle sait que l’abandon, qui est payant, n’est pas prisé. Enfin, le Relais des animaux est confronté à un phénomène nouveau : l’abandon, de plus en plus fréquent, des chiens, même de race. Sur ce point, la responsable met en cause la situation sanitaire. « Les gens voulaient un chien pour s’occuper et celui-ci a été habitué à voir toujours quelqu’un à la maison. Maintenant que tout le monde travaille en présentiel et que les enfants retournent à l’école, l’animal se sent mal car il n’a pas été habitué à rester seul. À la moindre bêtise, les propriétaires l’abandonnent. »

Laura Spaeter
l.spaeter@jhm.fr

Si vous trouvez un animal abandonné, rendez-vous d’abord dans votre mairie afin de recevoir un ordre de mise en fourrière. Puis appelez le Relais des animaux pour voir s’ils ont de la place ou pour en réserver une. L’association ne peut pas se déplacer récupérer les animaux mais est joignable au 03.25.31.20.95. et est ouverte du lundi au dimanche, sauf le mardi, de 13 h 30 à 16 h 30.

Situation financière tendue

 L’association a besoin de dons (matériels ou financiers) pour survivre, notamment via le système de parrainage mis en place.

Le Relais des animaux a beau recevoir une subvention de l’Agglo de Chaumont, elle a du mal à s’en sortir. Ces 5 400 € mensuels ne couvrent que les salaires des employés (trois temps plein, deux temps partiels et une apprentie) et les frais vétérinaires liés à la fourrière. « Il ne faut pas confondre le refuge et la fourrière. Le premier fonctionne sur nos fonds propres », précise Emilie Godard. Hors de question aussi de se séparer du personnel. « Chaque chien va au moins deux fois par jour dans le parc de détente et une fois en balade. C’est une obligation. Ils n’ont pas demandé à être là. Ils ne doivent pas vivre en box toute l’année. » Conclusion : l’association a besoin de dons (matériels ou financiers) pour survivre, notamment via le système de parrainage mis en place.