C’est sur ce terrain que le refuge doit sortir de terre. Stéphanie Lambert, la secrétairede l’association, et Marie-Laure Aubriot (à droite), y travaillent. (Photos Refuge du Perthois)

Une association de protection animale s’est créée en juillet dernier, à Aulnois-en-Perthois. Son but : construire un refuge “nursery”, pour chatons. Ces petits félins ont besoin d’une attention particulière. Ce projet est candidat au budget participatif de la Meuse.

« Donner plus de chances à plus de chatons. » Voilà ce que désire Marie-Laure Aubriot, la présidente de l’association Le refuge du Perthois, basée à Aulnois-en-Perthois, dans la Meuse, à quinze minutes de Saint-Dizier. Les bénévoles et elle ont pour projet de créer un refuge “nursery ” spécialement pour eux. Car ces petits êtres sont fragiles. « Les chatons demandent tellement de soins et d’attention, ils doivent être biberonnés, stimulés… Leur maman est tout le temps après eux, normalement », continue l’amoureuse des animaux. Or, la présidente constate qu’habituellement, « en refuge, il y a beaucoup de pertes »

« Une structure à part »

Alors elle a décidé de passer à l’action. « On voulait une structure à part, avec un protocole sanitaire particulier et des bénévoles consacrés à eux », explique Marie-Laure Aubriot, qui était famille d’accueil pendant trois ans. Ce projet est candidat au budget participatif de la Meuse (lire en encadré).
Le secours aux chatons est la priorité. Dans un premier temps, l’association mise sur une dizaine de places, en plus des familles d’accueil (trois, pour le moment). « Par ailleurs, sur des périodes avec moins de chatons, on ne s’interdira pas d’accueillir des chats adultes. On va travailler en collaboration avec des refuges du secteur, pour que si certains manquent de places, on en récupère, et inversement. » Et il y aura de quoi les accueillir en toute sécurité : « On va avoir une quarantaine et une infirmerie. »
Les bénévoles attendent encore les réponses des mairies ou autres collectivités pour de possibles partenariats. Mais ils espèrent toucher, en priorité, les communes du territoire de la Communauté de communes des Portes de Meuse. « Le territoire va se dessiner selon les réponses qu’on aura. »

« Il faut à tout prix les stériliser »

L’association prévoit aussi de réaliser des campagnes de stérilisation. Pour la présidente, cela vient combler un manque, dans cette zone rurale de la Meuse, autour d’Aulnois-en-Perthois. « Dans nos petits villages, pas grand-chose n’est fait à ce niveau-là. » De plus, pour Marie-Laure Aubriot, à cause du confinement au printemps, il y a eu une recrudescence de chatons errants. « Les associations n’ont pu assurer que le strict minimum, pendant cette période. Et les cabinets vétérinaires ne pouvaient pas faire de stérilisation de chats errants. Donc derrière, il y a eu plein de chatons. Il faut à tout prix les stériliser. Sinon, au printemps prochain, ce sera encore pire », explique Marie-Laure Aubriot.
Grande amoureuse de la nature en général, la présidente envisage, plus tard, d’élargir l’action de l’association à la valorisation de la biodiversité, la protection des animaux sauvages, ou encore le sauvetage de hérissons…

Clotilde Percheminier
c.percheminier@jhm.fr

Page Facebook de l’association : « Refuge du Perthois ». Pour plus d’informations, contacter le 06.58.89.51.07.

“Ma faMeuse idée”

Dans le cadre du budget participatif, Ma faMeuse idée est le nom du dispositif porté par le Conseil départemental de la Meuse. Les habitants ont eu l’occasion de soumettre des idées pour améliorer le cadre de vie. En tout, 159 projets ont été sélectionnés. Ceux qui remportent le plus de votes recevront une partie de l’enveloppe d’un million d’euros allouée à ces initiatives.

Un bâtiment « écoresponsable »

Côté construction, il est prévu que le bâtiment du refuge soit écoresponsable. Marie-Laure Aubriot y tenait. « Je travaille dans le domaine du bâtiment durable. Le bâtiment sera constitué d’une ossature en bois et de briques de chanvre. Le chanvre est un matériau champardennais, par ailleurs. » Les plans du refuge qui fera environ 50 m² sont déjà dessinés, et les devis réalisés. La présidente précise que « les refuges sont très réglementés : il faut une infirmerie, une quarantaine, une partie vide sanitaire… Tout est prévu. » Le budget prévu est de 50 000 €.