Marie-Ange Fritsch, l’une des monitrices est très présente auprès des licenciés du club, en donnant des conseils personnalisés, notamment.

A Baudonvilliers, le centre équestre Le Ranch propose de nombreuses activités, pour les cavaliers de tous niveaux, débutants comme confirmés. Parmi les points forts de l’établissement : les infrastructures, mais surtout la pédagogie individualisée. Nous avons assisté à une partie d’un cours placé sous le signe de la joie de l’équitation.

L’épreuve de slalom a été relevée haut la main
par les huit jeunes cavalières.

Il est 15 h 30, et le second cours de mercredi dernier (Ndlr : le 5 août) vient à peine de débuter dans la carrière du centre équestre Le Ranch. Manon et sept autres jeunes filles suivent les conseils de Marie-Ange Fritsch, leur instructrice.
Avant, le petit groupe a fait connaissance avec ses montures. Car malgré les douze mois de pratique minimum, les jeunes filles n’ont peut-être pas encore rencontré les chevaux. « Chaque élève a un poney différent chaque semaine. On progresse mieux en montant différents poneys  », explique Audrey Dessaux, la cogérante du centre équestre. Chaque animal a son caractère et sa personnalité, c’est aux cavalières de s’adapter. Et surtout pas l’inverse.

« Qui veut galoper ? »
Lorsqu’une jeune cavalière met son cheval au galop, les risques sont plus importants avec la vitesse.

C’est pour cela qu’elles ont pu faire connaissance avec le cheval en le scellant 30 minutes avant le cours. Des moments privilégiés avec l’animal qu’on ne louperait sous aucun prétexte.
Après un petit exercice de mise en route, le rythme devient plus soutenu. « Qui veut galoper ? », interroge la monitrice. La réponse est unanime. L’allure commence au trop et chacune demande le galop. Avec succès.

Après le cours, les montures ont eu le droit à un petit rafraîchissement bien mérité. Ici, Manon, 6 ans.

« On pense à regarder bien devant soi, on appuie bien sur les talons. » Sa voix porte parfois, lorsque les exercices ne sont pas bien réalisés. On ne rigole pas avec les cours. Les 220 licenciés du club meusien peuvent en témoigner. Une exigence compatible avec le plaisir. « Avec le confinement, on a dû stopper les cours, alors on a prolongé les forfaits jusqu’à fin août. C’est pour cela que les groupes sont hétérogènes  », détaille la propriétaire du Ranch.
Ce qui ne pose aucun problème à l’instructrice. «  J’adapte mon exigence en fonction du niveau de chacune. Je donne des conseils individualisés », assure Marie-Ange Fritsch. Avant de poursuivre : « Au début, ce n’est pas facile pour elles. Un cheval, ça impressionne. Ici, chacune va de l’avant à son rythme. Une fois parties, elles n’ont plus peur d’avancer. »
Cela vaut pour l’équitation en général, mais également pour le galop. « C’est une allure où l’on accélère d’un coup. Ce qui veut dire que la cavalière prend plus de risques et se met plus en danger. Mais je suis là pour leur rappeler tout ce qu’il faut faire. C’est la meilleure façon de progresser », rassure la monitrice sportive en équitation, patiente et vigilante.
Il ne reste déjà que quinze minutes de cours. C’est donc l’heure du jeu de maniabilité et de changement d’allure. Slalom, cercle, trot, galop : tout y passe.

« Ce n’est pas la voix qui compte »

« Pensez à récompenser nos poneys. Ils sont bien gentils de travailler de ce temps -là  !  », conseille Marie-Ange Fritsch. Surtout qu’avec le confinement, les poneys ont fait cavaliers seuls durant des semaines. « Et n’ont pas fait d’activité. Dans les belles herbes, ils ont pris un peu de poids. Alors la mise en route est encore compliquée pour certains  », précise Audrey Dessaux, qui gère l’affaire familiale avec son frère Anthony. Une caresse suffit pour la monture.
Querida, poney marron brillant, n’en fait qu’à sa tête : il refuse de s’arrêter malgré les avertissements de sa cavalière du jour. « En équitation, ce n’est pas la voix qui compte. Ce sont la position du corps et le jeu avec les rênes », démontre la monitrice. Leila l’a appris à ses dépens. Fin de la séance sur cette leçon.
Les équidés vont aller se rafraîchir. Et les jeunes filles s’inscrire déjà pour la semaine suivante.

J.R.
j.rattier@jhm.fr

 

« Une des pires journées de ma vie »

Audrey Dessaux se souvient de ce 20 septembre 2018, comme si c’était hier. Vers 11 h, ce jour-là, son écurie située de l’autre côté de la route a été détruite par le feu. « C’est l’une des pires journées de ma vie », se remémore encore Audrey Dessaux, la copropriétaire des lieux. Un incendie qui avait ému tout le village. Mais pas seulement. « Une grosse chaîne de solidarité s’est formée autour de nous, avec des dons financiers et matériels. Heureusement, les pertes n’étaient que matérielles. Cela aurait été terrible de perdre des animaux, et pire encore des employés », explique Audrey Dessaux. Malgré ce gros coup dur, les gérants ont relevé la tête.
Des écuries toutes neuves sont disponibles depuis le début d’année. « C’est un peu un mal pour un bien », relativise la cogérante. Avant de poursuivre : « Avant on faisait du neuf dans du vieux. Là, ce sont de très belles installations. »