L’association des Quatre pattes au pays des quatre lacs continue les dons de croquettes et de pâtées au bénéfice des propriétaires d’animaux de compagnie en difficulté financière.
Les animaux de compagnie, chiens et chats, ne sont pas vecteurs du coronavirus Covid-19 et ne présentent donc aucun danger.

Crise sanitaire oblige, l’association des Quatre pattes au pays des quatre lacs a fermé les portes de son refuge au public. En revanche, les soins aux animaux sont assurés et, surtout, le don de croquettes aux plus démunis se poursuit.

Rue Jean-Thabourot, les portes du refuge animalier, géré par Les Quatre pattes au pays des quatre lacs, sont fermées et le resteront jusqu’à nouvel ordre. « Nous suivons les obligations gouvernementales. En revanche, il nous faut assurer les soins dont nos loulous ont besoin, tout en nous protégeant. Nous avons deux chatons qui sont nés au refuge, ils n’ont pas trois semaines, on ne peut pas mettre ces animaux dehors ! » Un effort qui n’en est pas un pour les bénévoles, et Marjorie Gauthier, présidente de l’association, qui considèrent cela comme un devoir.

De quoi tenir un mois

Il est vrai que, depuis le début de la pandémie, on peut lire, ou entendre, qu’un peu partout que les abandons se multiplient. « Pour l’heure (fin mars), nous n’avons pas trop noté cet effet, mais d’autres associations avec qui nous collaborons, elles, le vivent. C’est pourquoi nous continuons de communiquer autour de nous que nos animaux de compagnie ne transmettent pas le virus, ils ne transmettent que de l’amour. »
Autre levier sur lequel travaille l’association pour justement éviter les abandons, le don de croquettes aux propriétaires d’animaux qui se retrouvent en difficultés financières : « C’est quelque chose que l’on fait depuis déjà quelque temps. Nous récupérons des croquettes lors de nos collectes de solidarité ou par le biais de magasins partenaires et cela représente beaucoup pour nous. Il était hors de question de jeter ce qui ne sert pas au refuge donc nous avons mis cela en place. Il suffit de venir avec le carnet de santé ou la fiche d’identification de l’animal, ou des animaux. Nous lui donnons alors de quoi tenir un mois par animal. Lors de ce premier contact, nous établissons alors un document qu’il suffira de présenter à chaque fois que le propriétaire reviendra chercher de quoi nourrir son ou ses compagnons. »
Un très bon service solidaire qui permet d’éviter les abandons.

Patricia Charmelot
p.charmelot@jhm.fr