Le photographe, animateur de métier, a toujours transmis sa passion aux autres.

Le photographe Stéphane Denizot, de Bettancourt-la-Ferrée, a tenu un stand au Festival de photo de Montier-en-Der. Passionné de nature, l’homme a eu le déclic pour cet art dès son adolescence.

« La photo, c’est une grande histoire… », lâche Stéphane Denizot, dans un sourire. L’homme de 57 ans, de Bettancourt-la-Ferrée, parle de sa passion avec simplicité. Pourtant, cet art fait partie de sa vie depuis qu’il a 12 ans. « La musique et la photographie étaient mes deux passions. Je me suis tourné vers cette dernière petit à petit. J’avais mon laboratoire chez mes parents, à l’époque. »

« On se relâche, on ne pense à rien »

Des dizaines d’années plus tard, il a toujours son propre atelier. Il a eu le temps de l’étoffer. Des objectifs et des boîtiers d’époques et de tailles différentes trônent fièrement. La photo, bien entendu, n’est pas qu’une affaire de matériel.
C’est une façon de vivre. Cette activité constitue, pour lui, plus qu’un hobby. Elle est intimement liée à son amour de la nature. « La photographie, c’est presque une philosophie, ou une pratique zen. On se relâche, on ne pense à rien. Je vois ce qui existe et il faut créer à partir de ça », assure le Bettancourtois. « Déjà, il faut contempler, prendre comme c’est. J’ai une certaine approche naturaliste. J’essaye de ne pas déranger, c’est comme une communion avec la nature. On respecte le sujet. »
Stéphane Denizot s’investit à Léo-Lagrange dès l’âge de 15 ans. Il entre dans le club photo, dont il devient l’animateur par la suite. A l’époque, il rencontre Denis Rouable, un autre animateur et grand ornithologue. « Il a su partager sa passion des oiseaux », explique-t-il.

Autodidacte

C’est là que sa ferveur pour les animaux et la nature commence, aux côtés de Pascal Bourguignon en particulier. Au fil du temps, il met en place différentes expositions, notamment pour le Festival de Montier. “Rives et rivières du Nord haut-marnais”, “les Rives du lac”, ou encore “La belle dame en gris”, la dernière en date, qui met la grue cendrée en lumière. Il aime aussi faire de la photo de nature… en studio. « Par exemple, je prends une herbe et je la place dans mon studio », décrit-il. L’homme ne fait pas que ce type de photo, loin de là. Dans le cadre de son auto-entreprise, il peut aussi faire des photos de mariage, de grossesse, de naissance, des portraits, ou encore des événements. Il a également fait de la photo de sport. Récemment, il s’est lancé dans la création de site web.
Il est autodidacte, à l’exception de quelques formations qu’il a réalisées. Toute sa vie, il a travaillé en tant qu’animateur. Dans des clubs photo (il officie maintenant à la MJC d’Ancerville), mais pas seulement. En apprenant aux autres, il continue à apprendre lui-même. Photographe de terrain, il aime prendre du recul. « On peut faire une belle photo près de chez soi, mais il faut se remettre en question, parfois », conclut-il.

Clotilde Percheminier
c.percheminier@jhm.fr