Manon Rolin expose ses dessins pour la première fois, au Festival de Montier. (Photos D.R.)

Le Festival de Montier a beau être dédié à la photo, il laisse aussi la place au dessin. L’exposition de Manon Rolin a en effet été dédiée aux animaux de la forêt. La jeune dessinatrice de 22 ans, amoureuse de la nature, a réalisé quatorze créations au coup de crayon précis.

C’est dès son plus jeune âge que Manon Rolin esquisse sa passion. En primaire, déjà, elle découvre les premières techniques de dessin avec son père, Gérard Rolin, un guide ornithologue indépendant. Son métier est de faire découvrir les oiseaux à tous ceux qui s’y intéressent, mais il initie aussi sa fille. Il est donc tout naturel que cette dernière présente sa première exposition de dessins au Festival de photo animalière et de nature, qui commence aujourd’hui (le 14 novembre, NDLR). Elle l’a appelée “Les habitants de nos forêts”. Un thème qui lui colle à la peau.
Grâce à ses parents qui l’emmènent en voyage, Manon Rolin devient proche des animaux et de la nature. Encore maintenant, elle aime y passer du temps. « Mes parents sont très nature, j’ai beaucoup observé d’oiseaux et d’animaux. » Si son père la guide dans ses premiers pas, elle apprend le reste toute seule. « Je n’ai jamais pris de cours », assure la jeune femme, originaire de Droyes. Elle suit juste certains profils de dessinateurs, sur les réseaux sociaux. Son regard aiguisé et sa sensibilité lui permettent d’être la plus réaliste possible.
C’est d’ailleurs ce qu’elle recherche. A l’aide de photos prises par elle-même ou par son père, elle travaille parfois jusqu’à huit heures pour réaliser un dessin, armée de ses crayons de couleur et stylos. Les plus rapides demandent entre trois et quatre heures. Les oiseaux et insectes sont ses sujets préférés, mais pas seulement. « Maintenant, je commence les mammifères. J’essaye de toucher à tout. »

« Je me retrouve plus dans le dessin »
Manon Rolin s’attarde sur les détails de ses sujets, comme ici, l’espèce de papillon écaille martre.

Manon Rolin n’a pas toujours dessiné. Son intérêt se tourne un temps vers la photographie. Elle participe plusieurs fois au Festival de Montier, notamment en 2010. Cette année-là, elle remporte même le prix du concours jeune. Mais petit à petit, le dessin reprend du terrain. Elle redécouvre ses anciennes créations, puis se laisse à nouveau tenter. Cela fait maintenant environ quatre ans. « Le dessin est plus à ma portée. J’ai juste besoin de papier, de crayons et d’un bureau. Alors que pour la photo, il faut du matériel et avoir le temps de sortir. Je me retrouve plus dans le dessin. »
Elle n’est donc pas peu fière d’avoir été sélectionnée au Festival de Montier. Une nouvelle qu’elle a apprise en début d’année. « Je suis contente d’y participer. Je vais pouvoir partager ma passion, peut-être recevoir des conseils et me faire connaître. Car j’aimerais continuer à en faire. » Ses quatorze dessins exposés privilégient les espèces locales des forêts françaises. Renard roux, loup gris, hibou grand-duc… mais aussi la rosalie alpine ou encore la lucane cerf-volant (des espèces d’insectes).
Malgré tout, cette activité reste un loisir pour l’étudiante en histoire-géographie, à Nancy. « Cela me permet de sortir du contexte des études ou du travail », explique Manon Rolin, qui compte passer le concours de professeur des écoles.

Clotilde Percheminier
c.percheminier@jhm.fr

La dessinatrice est sur Instagram : manon_rolin,et sur Facebook : Manon Rolin.