Plusieurs enfants du Programme de réussite éducative (PRE) de Langres travaillent, depuis le mois de février, avec l’association Apis Sapiens sur la sensibilisation au monde des abeilles. Un projet qui s’est terminé hier (le 23 octobre 2019, Ndlr), avec la fameuse extraction du miel.
« Si tu vas trop vite, tu casses la cire et nous avons besoin de garder les alvéoles. » Installés dans les locaux du service Politique de la Ville, Odile Farel et son mari, Claude, tous les deux bénévoles de l’association, distillent petit à petit les conseils pour bien aborder la phase d’extraction du miel. Et, les arômes de miel et de cire emplissent la pièce donnant l’eau à la bouche. Depuis le mois de février, ils travaillent avec un groupe de sept jeunes du Programme de réussite éducative sur la sensibilisation aux abeilles et l’importance de leur rôle pour l’environnement. Ainsi en début d’année, ils ont pu remettre en état deux ruches anciennes qui vont être réimplantées dans le rucher au cœur des Quartiers-Neufs. L’une d’elles a été transformée en rucher pédagogique qui vise à comprendre l’organisation des abeilles. Au mois de mai, les enfants sont partis en immersion dans le monde des abeilles avec la visite d’un rucher durant laquelle ils ont pu assister en direct à la naissance d’une abeille sortant de sa cellule. Les jeunes avaient également en juillet dernier pris part au Fiest’abeille à Vaux-sous-Aubigny, en expliquant leurs projets aux visiteurs. Hier, c’est donc tout naturellement que dans la peau de jeunes apiculteurs, ils ont bouclé la boucle avec l’extraction du miel. Une étape incontournable qui permet aussi de le goûter et, là-dessus, les enfants comme les animateurs ne se sont pas fait prier.

Vers un rucher social

« Le miel est épais et il a du mal à couler », confiait Claude Farel au moment d’extraire. Un épaississement du à la saison qui n’a pas été très bonne pour les abeilles. Malgré tout, du miel, il y en avait à la grande satisfaction de Lény, 13 ans. « On est très contents car on a un peu de miel et il est naturel et trop bon », souligne le jeune homme qui a trouvé le projet très intéressant. « Je trouve cela cool, j’ai découvert et appris comment créer et construire une ruche. » De son côté, Victoria, 18 ans, est, elle aussi, ravie du travail accompli. « J’ai trouvé ce projet très bien car nous avons pu construire quelque chose, le tout sans plan. Si c’était à refaire, je le referai. » En attendant, chaque enfant à pu repartir avec son pot de miel et son idée de l’apiculture. Mais si le projet est en voie de se terminer avec les jeunes du PRE, ils continuent sous forme de formations au sein des Quartiers-Neufs. « L’idée c’est de passer petit à petit la main, ça prendra le temps qu’il faudra, mais je propose de former les personnes qui le souhaitent afin qu’elles puissent s’approprier le rucher », souligne Odile Favrel. Une initiative qui doit encore essaimer…

M. P.
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