Les cages à poissons vont servir de refuge aux poissons blancs, les protégeant des cormorans.

Les bénévoles de l’association des pêcheurs du lac du Der, avec le concours des plongeurs du Groupe de recherche et d’exploration subaquatique de Saint-Dizier, ont installé, samedi 1er novembre, des cages-refuges dans le bassin Sud du lac du Der. Elles vont servir de refuge aux poissons blancs, les protégeant des cormorans, des prédateurs.

Les cages-refuges fournissent un abri aux espèces piscicoles lorsque les cormorans plongent pour se nourrir. Les mailles, suffisamment grandes pour permettre aux poissons de rentrer, sont trop étroites pour permettre aux cormorans d’y accéder. Certaines sont doubles pour avoir une plus grande capacité d’accueil piscicole et d’autres sont simples sur des secteurs plus exigus ou bénéficiant déjà d’abris naturels (forte ripisylve par exemple). Une fois confectionnées, ces cages ont été placées en divers secteurs du lac du Der. L’idée étant de multiplier les abris en différents points et à différentes profondeurs.
Ce dispositif a récemment été testé dans des étangs en France et en Grande-Bretagne et des études ont mis en évidence son efficacité. Une diminution significative du prélèvement de poissons par les cormorans a été mise en relation avec la présence de ces cages dans les plans d’eau.

Se protéger des prédateurs

De plus, les observations subaquatiques mettent en évidence la protection de la faune piscicole, à l’intérieur et en périphérie des structures. Plusieurs espèces de poissons ont été observées à l’intérieur et en périphérie des structures. C’est notamment le cas de plusieurs brochetons qui y trouvent un endroit favorable pour chasser leurs proies à l’affût. Les cages leur assurent également une protection face aux autres prédateurs. D’autres constatations ont également révélé une importante fréquentation des alevins (perches, gardons) à l’intérieur des cages. Les opérations de suivi réalisées montrent une adaptation des poissons aux cages. Il est demandé aux pêcheurs de ne pas pêcher à proximité de ces installations, de ne pas manipuler ou de tenter d’enlever les bouées matérialisant la position de ces cages. Celles-ci peuvent potentiellement représenter un danger pour les pêcheurs en float-tube. Il est donc important qu’elles restent visibles et de ne pas chercher à s’en approcher de trop près. Le président des pêcheurs du Der, Eric Delforge, a remercié les bénévoles pour leur investissement, les plongeurs bragards de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et les Etablissements publics territoriaux de bassin (EPTB) Seine grands qui a donné l’autorisation et l’aide financière pour la confection et l’implantation de cages-refuges à poissons.

De notre correspondant Jean-Pierre Julien