Bernard Vienot parmi ses protégés.

Bernard Vienot, éleveur de chevaux comtois à Cemboing, en Haute-Saône, est un véritable fan de cette race équine et cela depuis son plus jeune âge. Portrait de ce passionné de 77 ans.

A 5 ans, Bernard Vienot faisait l’école buissonnière pour monter à cheval dans son Haut-Doubs natal. Cet animal énigmatique est d’ailleurs le meilleur ami de l’Homme à ses yeux et il le comprend parfaitement : le langage équin n’a plus de secrets pour lui au bout de tant d’années. Marié en 1970 à Marie-Odile, ils ont quitté le Haut-Doubs pour s’installer à Cemboing, en Haute-Saône, en 1973. Ils ont eu alors la plus grosse exploitation du secteur avec 150 vaches laitières. Un travail éprouvant qu’ils ont cessé en 2006.
Dès 1974, Bernard Vienot a pu acquérir ses premiers chevaux comtois. En un peu plus de 40 ans, 3 000 poulains sont nés. Et le poulinage chez les comtois, c’est très compliqué. Le temps est compté : 20 minutes pour le poulain et une heure maxi pour la jument en cas de complications. Tant et si bien que Bernard est au plus près de ses juments et n’hésite pas à dormir à la belle étoile ou même à ras le sol pour surveiller.

Transmission

A 77 ans, il reste engagé auprès de ses 300 chevaux et ne compte pas arrêter. Bernard va régulièrement voir ses chevaux dans différentes pâtures pour réparer une clôture, apporter de l’eau, du foin ou vérifier l’état de santé de ses protégés.

Et comme si ce n’était pas assez, Bernard accueille des stagiaires pour leur inculquer tout son savoir-faire. Déjà 70 ont pu bénéficier de ses conseils avisés.

Il présente régulièrement ses chevaux à des concours et il y rencontre un vif succès. En 2000, le premier concours a eu lieu à Cemboing : sur 157 chevaux inscrits, 87 venaient de l’élevage de Bernard. Il est également membre du bureau des étalonniers de la race comtoise pour le grand concours à Maîche en déterminant les critères de choix des gagnants. Nous l’aurons compris : Bernard est un homme courageux, passionné, impliqué et surtout aimant transmettre ses connaissances à tous.

De notre correspondante Nadia Mouchot