La cigogne noire fait l’objet d’un suivi, avec pose de balises, ici dans le secteur d’Auberive.

Cet oiseau discret, bien moins connu que sa cousine à dominante blanche, est un pensionnaire emblématique du Parc national : 20 % de la population nationale résident sur le territoire du Parc.

La cigogne noire est un emblème du onzième Parc national. C’est un oiseau que l’on voit très peu. Friand de grands espaces forestiers et de petits cours d’eau, il niche en Haute-Marne et fait l’objet d’un suivi par l’Office national des forêts (ONF), en lien avec la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Le réseau cigogne noire de l’ONF pose régulièrement des balises pour assurer le suivi de cet oiseau qui migre en Afrique dès l’arrivée de l’automne. Le GIP du Parc finance l’une de ces balises pour participer à cette action de suivi.
Il y a encore quelques années, le volatile avait quasiment disparu en Europe occidentale. Depuis plusieurs décennies, il réapparaît progressivement. Cet oiseau qui construit son nid sur les sites forestiers a fait les frais de la destruction massive de son habitat. L’espèce est protégée et recolonise progressivement l’Ouest européen. La population mondiale de cigognes noires est estimée entre 32 000 et 44 000. Malgré son expansion en Europe de l’Ouest, cette population semble stable. Inscrite, depuis 2011, sur la liste rouge des espèces menacées en France, elle est désignée « en danger » pour les couples nicheurs et « vulnérable » pour la population de passage.
Après l’Indre-et-Loire en 1973, la cigogne noire a été découverte dans le Jura en 1977, en Côte-d’Or en 1992 et en 2000 en Haute-Marne. L’extension géographique de l’oiseau est progressive mais lente. En France, une centaine de couples nicheurs seraient dénombrés, sachant que quatre à six d’entre eux établissent chaque été leur nid sur le périmètre du Parc.

S. C. S.