Ils sont jeunes et en veulent. Le cheval, jusqu’à deux ans en arrière, était seulement une passion, mais depuis, ils ont basculé en acquérant une ferme et en la transformant en centre équestre qu’ils appellent le “Ranch du Pont Urgin”, à l’entrée du village de Planrupt, près de Montier-en-Der.

Caroline Horn et son conjoint Jerman sont originaires du Sundgau, cette partie de l’Alsace qui jouxte la frontière suisse. Ils sont tombés amoureux de la région où le cheval est roi, et c’est à Planrupt qu’ils ont choisi d’implanter leur activité. Depuis le début du mois de mai, ils accueillent des cavaliers, plutôt pour des balades dans les environs de leur camp de base qu’ils ont aménagé de leurs propres mains. Une écurie toute neuve et facile d’accès, mais en gardant les traditionnels murs à pans de bois. Maintenant, ils s’attellent à mettre en place, pour l’an prochain, deux chambres d’hôtes afin de compléter l’offre d’accueil autour de l’activité équestre.

Quatre poneys, une dizaine de chevaux, de quoi satisfaire un large panel de cavaliers, du plus grand au plus jeune, comme la petite Maëlys, 5 ans et demi qui est venue de la Somme en week-end au lac avec ses parents. Impressionnée par la taille des plus grandes montures, interrogeant sur l’âge des chevaux, comme si leur taille en dépendait, la petite fille a trouvé un poney : « Y’en a un petit, celui-là, c’est parfait pour moi. » Et de partir en toute sécurité pour une balade autour du ranch, les rênes de Rouki tenues par son papa. Caroline, de son côté, a mis tous les diplômes de son côté pour disposer des agréments requis. Elle parle anglais et allemand, dispose du brevet d’accompagnatrice de tourisme équestre et de responsable d’établissement agricole, option élevage équestre, et a réussi le monitorat d’équitation. Elle envisage une formation complémentaire pour enseigner dans le milieu du handicap, pour étendre sa compétence auprès des établissements spécialisés locaux.
Des projets, ce n’est pas ce qui manque ; une journée portes ouvertes a été organisée le 7 juillet pour se faire connaître.

De notre correspondant
Philippe Pierson