Les chatons sont souvent manipulés par les bénévoles et sont friands de jeux et de caresses.

L’association Les Vagabonds du 52, qui a vocation à recueillir les chats, a inauguré mi-septembre, son refuge situé à Hortes. Un nouveau local qui lui a déjà permis d’augmenter son nombre de prises en charge.

Pépite, Balthazar, Prosper et les autres boules de poils recueillies par l’association Les Vagabonds du 52 ont eu nombre de visites et de caresses, ce samedi-là. En effet, après avoir acquis le local en fin d’année dernière et quelques mois de travaux, Sandra Ravon, la présidente, avait souhaité marquer le coup avec une inauguration officielle. De 10 h à 16 h, les participants ont ainsi pu discu­ter avec les bénévoles, qui leur ont fait une visite des lieux, et comprendre le fonctionnement d’un refuge.
Au sein de celui-ci, deux chatiè­res ont été aménagées pour les adultes et pour les chatons. Un espace est aussi réservé à l’infirmerie. « Lorsque les chats ont de petits soucis de santé du type coryza ou colique, on les emmène chez le vétérinaire qui nous préconise une période de surveillance. Ensuite, ils sont placés dans cette pièce pour que nous puissions facilement leur donner leur traitement et surveiller leur état », détaille Julie, la secrétaire de l’association lors de la visite. La salle qui suit est réservée aux chattes en gestation : « Nous avons organisé des sortes de loft pour les chattes et leurs petits. »
Avec une capacité d’accueil d’une quarantaine de chats et chatons, l’association a pu, avec son nouveau local, augmen­ter ses prises en charge. Les bénévoles, de leur côté, ne comptent pas leurs heures, entre les temps où ils s’occupent des chats, veillant à les sociabiliser et les heures de ménage.

Des parcours de vie différents

L’équipe s’est aussi aménagée un bureau pour s’occuper de l’administratif, ainsi qu’une pièce réservée aux chats à leur arrivée. « La loi nous impose de les isoler huit jours dans le cas où un propriétaire se manifesterait mais, même si c’est le cas, le chat ne peut pas repartir sans être identifié et c’est à la charge du propriétaire », précise Julie. Les chats pour lesquels aucun propriétaire ne se manifeste restent au sein de l’association et sont proposés à l’adoption, identifiés, stérilisés et vaccinés.

Tous ont des parcours de vie compliqués. Certains ont été abandonnés par leurs proprié­tai­res, d’autres ont des années de rue derrière eux, et d’autres encore ont été récupérés par l’association alors qu’ils étaient menacés d’eutha­na­sie dans des fourrières. Dans le Sud haut-marnais, Les Vagabonds du 52 œuvrent, avec l’association des Quatre pattes aux pays des quatre lacs, pour en accueillir un maximum. « Nous sommes complémentaires mais il y a largement de quoi être dépassé. Nous sommes obligés de refuser régulièrement des prises en charge pour des raisons de normes soit 2 m2 pour un chat, mais aussi financières, car nous vivons des dons et de nos manifestations qui ne permettent pas toujours de parvenir à régler nos factures de vétérinaires », constate Sandra Ravon.
La présidente a d’ailleurs tenu à remercier le vétérinaire Didier Chement qui les a accompagnés durant trois ans et qui part en retraite fin septembre. « Si nous avons pu sauver autant de chats, c’est grâce à ses disponibilités et ses tarifs », a-t-elle souligné.

M. P.

Le refuge est situé 66 rue de Beaulieu à Hortes.