Une fauvette à tête noire a été repérée.

En juillet, des opérations de baguage d’oiseaux ont été réalisées sur le lac du Der par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. Objectif : recueillir des données scientifiques sur les populations aviaires.
L’ONCFS (Office national de la chasse et la faune sauvage) se livre régulièrement à des opérations de baguage d’oiseaux pour contrôler l’évolution des espèces, sous l’autorité du Muséum d’histoire naturelle de Paris.
Le même protocole est respecté depuis dix ans : même lieu (sur trois hectares de zone pâturée par les chevaux qui sont mis à l’écart pendant l’opération dans la réserve du parc des chevaux, sur le lac
du Der, entre Giffaumont et Arrigny), mêmes filets (seize filets de 12 m par 3 de hauteur, posés au même endroit), mêmes dates durant quatre sessions entre mi-mai et mi-juillet, pendant la période de reproduction, mêmes oiseaux ciblés (oiseaux communs).

Données scientifiques
Les données recueillies serviront au Muséum d’histoire naturelle de Paris.

C’est le seul moyen d’avoir des données scientifiques. Les filets sont relevés précisément toutes les 30 minutes depuis le lever du jour et jusqu’à midi. On dénombre 51 espèces de volatiles et, en moyenne, une soixantaine par session qui sont systématiquement baguées directement au filet, sauf si elles l’ont déjà été, après avoir pris les mesures biométriques (poids, taille, sexe), leur âge et leur état reproducteur (cloaque reproducteur ou non) évalués. Ces relevés doivent être réalisés rapidement, pour ne pas les empêcher de remplir leurs fonctions parentales de couvée ou nutrition.
Début juillet, trois personnels étaient à pied d’œuvre, Clémence, stagiaire, Pierre-Yves et Cédric, du service départemental haut-marnais dont la mission relève d’une autorisation validée par le Muséum. L’inspection des filets représente un tour de 700 m, et c’est aux heures les plus matinales que les oiseaux sont les plus nombreux à se laisser capturer. Vers 11 h, la température est montée, et seules deux espèces ont été relevées, un rouge-gorge déjà bagué, puis une fauvette à tête noire (qui a la tête marron quand il s’agit d’une femelle). Les personnels ont profité de l’examen pour vérifier la présence de tiques, car les oiseaux peuvent être atteints, et des études sont en cours pour aider à l’éradication de la maladie de Lyme pour les humains, grâce aux données récoltées. Il semblerait que 60 % des oiseaux touchés le soient par des tiques infectées, mais leur durée de vie ne permet pas de vérifier l’évolution de la maladie.

De notre correspondant
Philippe Pierson

 

Les particuliers invités à participer

Afin de participer au suivi des espèces, les particuliers qui découvrent un oiseau bagué et mort sont invités à envoyer la bague au Muséum d’histoire naturelle à Paris avec des indications de date, lieu et des circonstances de la découverte, et même photo éventuellement.