La sortie organisée par l’association Handi’chiens (Meuse et Haute-Marne) s’est déroulée au pied des remparts.

L’association Handi’chiens organise régulièrement des rencontres entre les familles qui accueillent des chiens destinés à être remis plus tard à des personnes en situation de handicap. La dernière se déroulait à Saint-Dizier début juillet.

Sur la promenade des remparts, des golden retriever et des labrador en laisse suivent leur maître au pas. La scène pourrait paraître banale, si ces canidés n’étaient pas équipés de harnais bleus aux couleurs de l’association Handi’chiens.

Oky, Onyx, Online, Oups, Orphée, Oasis, Olive (oui, c’était l’année des “O”) ont tous été choisis pour être remis plus tard à des personnes en situation de handicap.

« Assis », « debout », « couché »

Pour l’instant, ils sont accueillis pendant seize mois dans des familles d’accueil de l’association, dans les environs de Saint-Dizier et dans la Meuse, sous l’œil vigilant des deux délégués de la structure, Didier Cyrul pour la Haute-Marne et Denise Husson pour la Meuse. Tous deux sont d’ailleurs là lors de cette sortie qui a plusieurs objectifs.

D’abord, permettre aux familles d’accueil de se rencontrer et de partager leurs expériences de manière conviviale au cours d’une balade, et puis aussi réaliser quelques exercices en commun avec les chiens.
Didier Cyrul connaît parfaitement le principe, puisqu’il a été lui-même famille d’accueil avant d’ouvrir l’antenne haut-marnaise d’Handi’chiens il y a un an. Quatre familles d’accueil sont sous sa responsabilité sur le territoire haut-marnais. Sa mission est de les guider et de vérifier que les chiens sont entre de bonnes mains. Et bien sûr, que leur dressage avance. Car avant de le remettre à des éducateurs spécialisés professionnels pour six mois de dressage plus intensifs, les chiens doivent avoir acquis de bonnes bases. Ils doivent notamment être déjà en mesure de répondre à 30 ordres différents, des plus simples comme « assis »  ou « couché », aux plus complexes comme ouvrir une porte ou ramasser une carte bleue au sol sans l’endommager ou encore aboyer sur commande.

Un travail sur des gestes précis
Les sept animaux ont tous fait quelques exercices.

Tous les quinze jours, Didier Cyrul entre ainsi en contact avec les accueillants pour vérifier que tout se passe bien et bien entendu, les conseiller au mieux. « On reçoit le chiot à l’âge de 2 mois et on le garde pendant seize mois », explique-t-il. « On essaye tous les quinze jours d’apporter notre savoir et de faire évoluer le chien dans le bon sens. On ne travaille pas sur le handicap mais sur des gestes précis. Cela viendra ensuite pour spécialiser le chien. » En fonction de ses aptitudes et de son caractère, un chien pourra ainsi devenir chien d’éveil pour accompagner les enfants autistes, ou chien d’accompagnement social par exemple en Ehpad, ou encore chien d’assistance pour les personnes en situation de handicap moteur.
Pour cette dernière sortie avant les vacances, il fait beau et les sept compères ont l’air d’apprécier la promenade. C’est la première fois que celle-ci a lieu à Saint-Dizier. A dessein : les délégués essayent de changer le cadre de ces sorties pour que les chiens puissent s’adapter à plusieurs environnements.
L’occasion pour les familles d’accueil de partager leurs expériences.Au mois de novembre, tous seront donc sur le départ. Il faudra se séparer de ces toutous très attachants. Pas facile pour ces familles d’accueil, surtout après avoir passé seize longs mois en leur compagnie. Mais c’est la règle du jeu. Et c’est pour la bonne cause !

f.thore@jhm.fr
Fr. T.

Envie de devenir famille d’accueil ? Vous pouvez contacter le 06.95.28.72.46, si vous êtes en Haute-Marne ; le 06.70.97.41.84, si vous êtes dans la Meuse.