Deux fois par an, les bénévoles de l’association organisent des collectes dans les grandes surfaces du coin.

L’association Les Chats libres œuvre quotidiennement pour faire stériliser les chats sauvages à Chaumont, Brottes et Chamarandes-Choignes. Les bénévoles sont constamment sollicités et font le point sur ce qu’ils peuvent entreprendre.

Un chat n’est pas en sécurité dans la rue. Son espérance de vie n’y est que de cinq ans.

Depuis 2014, l’association Les Chats libres tente de contrôler les populations de chats sauvages sur la commune. Une opération qui demande de la patience mais qui fait son chemin. « On est encore beaucoup confronté à des personnes qui ne comprennent pas notre position et qui sont complètement contre la stérilisation », explique Dominique Simonel, la présidente de l’association. Pourtant, même si c’est une pratique qui est perçue comme barbare par certains, elle est la seule solution contre la multi­pli­ca­tion des chats errants. En seulement quatre ans, un couple de chats peut générer plus de 20 000 congénères, à raison de trois portées de quatre chatons par an.
« On comprend vite pourquoi cela peut être problématique. » L’association s’emploie donc à attraper les chats sauvages et à les confier à un vétérinaire afin de les stériliser. C’est la plus grosse partie de leur travail. « Ces chats sont ensuite laissés dehors car ils ne peuvent absolument pas vivre avec une famille, ils ne sont pas sociables. »
Les bénévoles essaient aussi de leur apporter des soins quand c’est possible mais comme les chats sont à la rue : « c’est un peu compliqué de leur faire suivre un traitement quotidien. » Pourtant, il y a parfois des tentatives fructueuses. Les chats sont habitués à leur nourrisseur qui vient souvent à heure fixe. Grâce à cette technique, ils sont plus faciles à approcher.
Depuis le début de leur existence, soit cinq ans, les Chats libres ont déjà traité 242 félins dont 76 rien qu’en 2018. « Ils sont identifiés, stérilisés puis relâchés. » Il arrive parfois que les bénévoles de l’association trouvent des chats sociables ou des chatons. Dans ce cas, ils aident à les transférer à la fourrière, située à Valdelancourt. En général, ils trouvent rapidement un foyer. En 2018, cela concernait 27 chats et chatons.
« Attention, notre rôle principal n’est pas de recueillir les chats et de leur trouver une famille. Nous n’en avons pas les capacités », affirme Dominique Simonel.
Elle sait que, trop souvent, les personnes qui la contactent ne font pas la différence. « Là par exemple, on va commencer à retrouver des boîtes avec des chatons dedans. Les gens les abandonnent là où on va nourrir les chats sauvages ou au niveau des chalets. Ce n’est pas la solution, ils devraient appeler la fourrière. Parfois, le chat ou les chatons ne sont même plus sur place quand on arrive. Ils sont eux-mêmes devenus des chats libres ! » D’autres sont plus compréhensifs. « On reçoit des messages de certains qui nous remercient car ils constatent que la population des chats a baissé. Pourtant, ils étaient contre nos pratiques il y a encore quelques années. » L’association est sollicitée quasiment tous les jours. « Mais on ne peut pas tout régler, surtout pour les cas qui sont en dehors de Brottes, Chaumont ou Chamarandes-Choignes. Il faudrait que d’autres petites associations s’y créent. » Parfois, certaines mairies leur demandent même des conseils pour attraper et stériliser des chats sauvages.

Laura Spaeter
l.spaeter@jhm.fr

Pour les chats dits libres ou sauvages (à Chaumont, Brottes ou Chamarandes-Choignes), contactez l’association : les chatslibres@laposte.net
Pour un chat sociable abandonné ou des chatons, contactez la fourrière de l’Agglo au 03.25.31.20.95.