Pour Marjorie Gauthier, cette collaboration permet aussi d’éviter des abandons d’animaux.

Le refuge Les 4 Pattes au pays des 4 lacs a pris à bras le cœur la défense de la cause animale, en leur offrant une chance de trouver un foyer. Mais elle œuvre aussi pour que les personnes en grande difficulté puissent nourrir leur animal et donc le garder.

Il n’est pas rare de croiser des sans-abri faire la manche accompagnés de leur chien. Une présence précieuse pour ces hommes ou ces femmes, vulnérables, qui vivent dans la rue où règne souvent une grande violence. La présence du chien est rassurante mais elle est aussi chaleureuse, joyeuse, affective. Un morceau d’humanité en somme dans un monde brutal mais parfois très compliqué à conserver. Le manque d’argent mène bien souvent dans des impasses qui conduisent ces maîtres à abandonner leur animal de compagnie. « A chaque fois c’est déchirant. Ce sont des personnes qui veulent garder leur chat, leur chien mais qui ne peuvent pas les nourrir, alors ils préfèrent leur donner une chance de trouver un meilleur foyer. Mais l’abandon se fait dans les larmes », raconte Marjorie Gauthier, présidente de l’association Les 4 pattes au pays des 4 lacs. Partie de ce constat l’association langroise a donc décidé de se rapprocher du Centre intercommunal d’action sociale (CIAS) pour mettre en place une chaîne de solidarité. « Notre association fonctionne beaucoup avec les dons et nous faisons régulièrement des “opérations Caddies”. Nous recevons aussi une grande aide de la part du magasin Leclerc qui nous donne tout ce qui n’est pas vendable pour eux mais vital pour nous. Il y a un mois, nous avons reçu une palette et demi. Un don que l’on peut estimer à près de 400 € ! »

Un lien précieux
Des « Opération Caddie” sont régulièrement organisées.

Bien évidemment dans ces dons généreux les bénévoles font ensuite un tri car il y a aussi bien de la nourriture que de la litière et toutes marques confondues. Or, les pensionnaires du refuge souffrent parfois de problèmes digestifs ou urinaires et ils ne peuvent alors pas manger n’importe quoi.
« On nous a donné des références d’alimentation que l’on suit, mais il est hors de question de refuser un don parce que ce n’est pas la bonne marque ! », appuie Marjorie Gauthier pour qui la solidarité est un lien précieux. Alors elle a décidé de donner tout ce que l’association n’utilisera pas. « Toutes les croquettes ou pâtées qui nous sont données et qui ne correspondent pas à ce que nous utilisons, sont remises à l’Epicerie sociale et un peu à une autre association qui œuvre pour les chats », précise la présidente. Au total, cette année, ce ne sont pas moins de 2 000 kg de nourriture, dont 1 200 kg à l’Epicerie sociale. Ainsi les personnes qui sont en difficulté et grande difficultés financières peuvent aller chercher de quoi nourrir leur animal. Une chaîne de solidarité qui permet aussi de lutter contre les abandons.

Patricia Charmelot

 

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