Cette année, des animations pour les enfants ont été proposées par les organisateurs.

L’heure était au bilan pour les organisateurs de la Fête de la grue cendrée. Avec une fréquentation à la hausse et des animations qui ont fait le plein, personne ne semble y avoir laissé des plumes. Les acteurs locaux ont réussi à séduire des touristes de plus en plus nombreux.

« Grou grou, grou grou , … » Lundi 26 novembre, aux alentours de 17 h 20, à Giffaumont, on pouvait entendre au loin un majestueux ballet de grues cendrées. Le groupe, composé d’une centaine d’individus, aime se signaler en approchant le lac du Der. Ces demoiselles du lac, comme on les surnomme, n’ont pas usurpé leur surnom.
Ce grand oiseau est d’ailleurs l’objet de toutes les attentions dans une salle de l’office de tourisme. Une réunion de synthèse concernant la 11e Fête de la grue s’y tenait. Et les sourires en disent long. « C’était une très belle fête de la grue », s’enthousiasme Sylvie Gravier, directrice adjointe de l’office de tourisme du lac du Der.
« Heureusement, la météo était au rendez-vous », sourit Bruno Debotte, conducteur du petit train du Der qui affiche une hausse de plus de 50 % de touristes au compteur par rapport à l’année dernière. Le temps y est pour beaucoup sans doute. Mais ce n’est pas la seule explication. Le succès tient également à la richesse du programme concocté par les organisateurs. Ce dernier « répond à une vraie demande », selon Étienne Clément, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO). L’ornithologue avoue que c’est compliqué de trouver des choses nouvelles car le lac est un site protégé. Cette année, les animations ont été élargies autour de la nature avec notamment un conteur d’histoire pour les enfants et de la permaculture.

L’économie locale s’envole
Comme chaque année, la grue est la star du mois d’octobre à Giffaumont.

Cette fête de huit jours ne serait rien sans la star : la grue cendrée. Sur ce point, Étienne Clément est dithyrambique. « La grue cendrée est une espèce qui ne déçoit jamais. Cet oiseau fascinant supporte très bien l’écotourisme. Elle est toujours là au rendez-vous. Le lac du Der a compté jusqu’à 100 000 individus. » Sa visibilité est donc garantie, contrairement à des espèces comme la cigogne noire. Les grues cendrées étaient près de 49 000 oiseaux en début de semaine selon les derniers recensements de la LPO.
Quelque 1 200 personnes comptabilisées au Salon des oiseaux, 900 personnes venues se renseigner à l’office de tourisme, plus de 2 000 visiteurs au salon bio : les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Les retombées financières durant les huit jours de festivités sont non négligeables. « Jusqu’à 50 % de chiffres d’affaires en plus annoncent certains commerces », se félicite Sylvie Gravier qui met également en avant l’excellent taux de satisfaction des visiteurs, passionnés d’oiseaux pour la plupart.
Une réunion est d’ores et déjà prévue en tout début d’année pour notamment parler des finances et de la communication de la Fête de la grue, édition 2019.

J. R.

Un partenariat avec le lac de la forêt d’Orient

Parmi les activités phares de cette année, il y avait les levers et les couchers de grues. Lorsque l’un se passait au lac du Der, l’autre se passait au lac de la forêt d’Orient. Cette première année de collaboration est satisfaisante malgré le manque de communication entre les deux sites qui proposent les mêmes prestations. « Ce partenariat est à développer et à renforcer », garantit Sylvie Gravier.

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