Les démonstrations de Claudine Bestautte ont fait sensation auprès du public.

Le premier Forum des métiers de l’animalerie et de la nature, organisé le 7 septembre à la salle Jean-Favre par l’Espace métiers, a rencontré un franc succès, avec plus de 150 personnes présentes.

«Je suis venue de Reims après avoir pris connaissance de l’organisation de ce forum sur les réseaux sociaux.» C’est ainsi que Juliette, vendeuse d’animaux à Reims, a expliqué sa présence, hier après-midi, au Forum langrois des métiers de l’animalerie et de la nature, organisé par l’Espace métiers.

La toiletteuse pour chiens étaient en démonstration continue, juste devant la salle Jean-Favre.

Un signe de l’attractivité de la manifestation, qui est une première sur le territoire et a rassemblé pas moins de 25 exposants et plus de 150 visiteurs. «Avant d’être vendeuse, j’ai travaillé dans un refuge et j’ai aussi été toiletteuse. Aujourd’hui, j’aimerais bien retrouver ce contact avec l’animal, que j’ai un peu perdu. C’est pourquoi je suis en recherche d’un autre projet», a précisé la Rémoise.
A son instar, ils ont été nombreux, hier, à venir se renseigner dans le cadre d’un projet de reconversion professionnelle. «J’ai vu pas mal de monde, et de tous les profils. Il y avait environ un tiers de jeunes en quête d’une première orientation, un tiers de demandeurs d’emplois et tout de même un tiers de personnes qui ont déjà un travail mais veulent faire autre chose ou retourner aux sources s’ils ont déjà exercé dans ces métiers par le passé», a constaté Aline Paindavoine, de la Régie rurale du Plateau.

Les vétérinaires en déshérence
Les collégiens du Sacré-Cœur ont découvert avec intérêt des métiers peu connus, comme celui d’éleveuse d’escargots.

Pour Sandrine Toussaint, c’est une «grande satisfaction» dans la mesure où le forum était plus spécifiquement destiné à ce profil de salariés demandeurs d’une reconversion. La coordinatrice de l’Espace métiers a, en particulier, voulu mettre l’accent sur des professions parfois méconnues, et qui sont pourtant autant de niches en développement. Ainsi, la comportementaliste des animaux (lire en encadré), l’éleveuse d’escargots, le fauconnier, ou encore le maître-chien de l’Armée de terre ont côtoyé, plus classiquement, les représentants de centres de formation, les agriculteurs et éleveurs, ou encore un apiculteur.
Ces professions beaucoup plus connues du grand public sont, du reste, tout autant demandeuses. «Nous avons beaucoup de mal à trouver», a ainsi expliqué Luc Quenot, vétérinaire à Saints-Geosmes. «Actuellement, un des vétérinaires salariés va s’en aller dans quelques semaines et, malgré nos recherches, nous ne trouvons pas de successeur. Du moins pas de successeurs français puisque nous avons des candidatures venant de l’étranger», a poursuivi le vétérinaire en notant pourtant que 400 diplômés sortent, chaque année, des écoles. Mais, comme l’a noté Virginie Colinet, assistante vétérinaire, ils préfèrent s’établir dans les grandes villes ou dans le sud, à l’instar des médecins généralistes ou spécialistes.

N. C.

Démonstrations et innovations

Deux démonstrations ont été proposées au public et ont particulièrement séduit les collégiens des deux classes de troisième du Sacré-Cœur Jeanne-Mance, venues à la découverte des métiers de l’animalerie et de la nature. Après la toiletteuse pour chien, c’est la “coach homme-animal”, Claudine Bestautte, qui a fait sensation avec deux représentations : la première, classique, avec un chien, et la seconde avec une poule. «Je lui ai appris à se reconnaître elle-même. Elle doit taper avec son bec l’image qui la représente, et pas une autre, pour ensuite recevoir sa récompense», a-t-elle expliqué, avant de passer à l’action. La poule, visiblement bien dressée, ne s’est pas trompée une seule fois et ne s’est pas confondue avec un avion ou encore un ballon de football.

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