Le matin-pêcheur est un petit oiseau (16 cm) visible cet été au Der. Son plumage peut varier de l’azur au cobalt selon l’incidence de la lumière. (Photo Christine Tomasson)

La Ligue de protection des oiseaux (LPO) accueille et protège les oiseaux du lac du Der. Mais son rôle s’étend sur toute la biodiversité. L’association champenoise a proposé au public de nombreuses animations cet été.

Son logo bleu et blanc, estampillé de deux macareux qui se réchauffent, est reconnu de tous. La LPO, co-gestionnaire du lac du Der avec la Réserve nationale de chasse et de la faune sauvage, entend bien poursuivre ses missions «de préservation de la nature et de sensibilisation du grand public», assure Laurine Simon, animatrice nature LPO Champagne-Ardenne.
La salariée tient à rappeler que la devise de la LPO est d‘«agir pour la biodiversité. Ce qui signifie que les missions quotidiennes ne se limitent pas aux oiseaux.»

Le héron bihoreau gris, échassier emblématique du Der,
est exigeant en matière de quiétude. (Photo Christine Tomasson)

Actions dans les jardins des particuliers, médiation et même, sensibilisation des écoles maternelles aux lycées, les actions de la LPO sont variées. La dernière d’entre elles est importante pour l’animatrice nature : «Le jeune public est très réceptif aux informations. J’espère qu’ils auront plus tard un intérêt pour la nature et que certains d’entre eux auront envie d’agir.»
Créé en 1977, le lac du Der est devenu, au fil des années, une réserve ornithologique qui, idéalement située dans les terres de la région Grand Est, accueille une très belle diversité.

De nombreux migrateurs en repos
Le héron gardeboeuf se nourrit essentiellement des mouches sur les bovins. (Photo Denis Fourcaud)

Plus de 300 espèces d’oiseaux, et notamment des migrateurs. «En ce moment, de nombreuses espèces y séjournent pour une halte, plus ou moins longue, dans leur migration post-nuptiale», explique Laurine Simon. Au lac du Der et aux étangs d’Outines et d’Arrigny, héron gardebœuf et bihoreau trouvent calme et nourriture. «Le premier se nourrit des mouches présentes sur les vaches d’où son nom, alors que le second, très exigeant en matière de tranquillité, se nourrit de poissons et d’amphibiens. Avant l’hiver, ils repartiront vers l’Afrique», détaille l’animatrice nature. Et au Der, il n’y a pas que les espèces emblématiques d’échassiers qui trouvent leur compte. Papillons, insectes et poissons forment également le reste de la biodiversité.
S’il y a un excellent observatoire à Chantecoq, Étienne Clément, président de la LPO Champagne-Ardenne est catégorique : «Le meilleur observatoire se trouve aux étangs d’Outines et d’Arrigny.» Beaucoup d’oiseaux sont concentrés dans cette zone marécageuse du fait de la zone de quiétude permanente. Et de plus, «il y a de beaux circuits à faire en famille», garantit Laurine Simon.

Jérémy Rattier

 

 

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