Chloé Bietzer a contrôlé la bonne identification des chevaux.

Comme chaque été, les services de l’État mènent des opérations interministérielles vacances (OIV) dont l’objectif est de protéger le consommateur pendant et sur les lieux de villégiature. En Haute-Marne, c’est le cercle hippique de Chaumont-Choignes qui a été inspecté mercredi 4 juillet.

Camping au bord du lac du Der en 2017, aire d’autoroute en 2016… Les OIV de l’État changent de cadre chaque année. Ce sont des opérations interministérielles vacances au cours desquelles différents services de l’État viennent contrôler que le consommateur est bien protégé durant ses vacances, sur les lieux où il réside, sur les activités qu’il mène et sur tout ce qu’il consomme au sens large. La première OIV en Haute-Marne a eu lieu mercredi 4 juillet. Sur un site que l’on ne pensait pas, a priori, comme pouvant être dans la ligne de mire de l’État, accueillant peu de touristes l’été. «Les adhérents habituels deviennent des vacanciers et ils ont le droit d’être assurés d’exercer leur loisir en toute sécurité», explique François Rosa, secrétaire général de la préfecture. Le site inspecté par les services de Christophe Adamus, nouveau directeur départemental de la cohésion sociale et de la protection des populations, n’est autre que le cercle hippique de Chaumont-Choignes dont le président, Gérard Charles, assurait ne pas avoir été prévenu de ce contrôle, opéré par six enquêteurs des différents services de la DDCSPP.

Déceler de l’agressivité ou de l’ennui
De gauche à droite, Gérard Charles, président du cercle hippique, François Rosa, secrétaire général de la préfecture, et Christophe Adamus, nouveau directeur de la DDCSPP.

Tout est passé au peigne fin : les installations, le matériel utilisé, la qualification des encadrants, «globalement, le respect de toute la réglementation», précise François Rosa, rappelant que le consommateur, touriste ou pas, ne doit pas être «abusé, lésé ou maltraité». La particularité d’un cercle hippique est d’avoir comme principal support d’activité, les chevaux. C’est là où le contrôle s’est avéré intéressant car il est question du bien-être animal. Chloé Bietzer, du service santé et protection animales et environnement, a fait le tour des installations, observant attentivement l’état sanitaire des boxes, le paillage, le système d’abreuvage, l’alimentation etc. «Je regarde si les chevaux ont des comportements stéréotypés pour déceler de l’agressivité ou de l’ennui», explique la spécialiste équine qui, un appareil en main, va identifier chaque cheval grâce à la puce qu’il a sous la peau, côté gauche de l’encolure. Après, elle ira regarder le carnet du cheval pour s’assurer que l’identification est bonne comme son suivi sanitaire.
Chloé Bietzer vérifiera aussi tout l’aspect maréchalerie tandis que d’autres collègues ont inspecté la sellerie pour voir si toutes les sangles fonctionnent et sont en bon état. Paddock et manège auront aussi eu le droit à l’inspection qui s’est ensuite prolongée par la vérification des qualifications des personnels du cercle hippique. Gérard Charles, rappelant que le cercle hippique est une association de loi 1901, en a profité pour glisser au secrétaire général que tout est plus compliqué depuis l’arrêt des contrats aidés décidés par l’État. Au moment où nous quittions le contrôle, tout semblait parfaitement en règle pour le cercle hippique de Chaumont ; l’activité continuait à battre son plein.

C. C.

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