La mairie de La Porte du Der veut réaménager le site du haras, pour en faire un lieu d’hébergement touristique de groupes et en faire un centre de soins haut de gamme pour chevaux.

Fin mai, à l’occasion du conseil municipal, les élus de La Porte du Der ont découvert la nouvelle mouture du projet pour la réhabilitation du haras : chambres déplacées, budget divisé de moitié, études de faisabilité et les attentes des potentiels clients.

De six millions d’euros prévus initialement, la nouvelle version du dossier du haras dervois affiche désormais un coût d’investissement de 3,8 millions d’euros, pour la réhabilitation du site. Une somme à laquelle il faudra probablement ajouter 400 000 €, pour la construction d’un nouveau manège pour chevaux. Comment expliquer cette baisse ? Tout simplement par la correction de la copie du projet.
Pour les lecteurs qui nous re­­joi­gnent en route, rappelons que la mairie de La Porte du Der veut réaménager le site du haras, pour en faire un lieu d’hébergement touristique de groupes et en faire un centre de soins haut de gamme pour chevaux. «Nous avons dû effectuer des modifications car nous ne pouvons pas construire les chambres au-dessus des écuries, comme nous l’avions prévu au départ», souligne Jean-Jacques Bayer, mai­­re de La Porte du Der.
En effet, le haras étant un site classé aux Monuments histori­ques, certains travaux sont interdits, comme un changement sur les façades. Or, les fenêtres au-dessus des écuries étant très petites, la faible luminosité empêche l’installation des chambres à cet endroit. De plus, il n’est pas possible d’y construire un ascenseur, ni un escalier extérieur. «Le projet devait évoluer et nous avons décidé, tout simplement, de construire les chambres non plus dans la cour d’honneur, mais dans la cour d’exercice», poursuit le maire.

La nouvelle formule

Désormais, le texte propose la construction de 28 chambres (en rez-de-chaussée et au premier étage), soit une capacité de 62 lits, sur les deux ailes du bâtiment qui entourent la cour d’exercice. Au rez-de-chaussée, seront également implantées des salles de réunion et de petit-déjeuner. Dans les anciens bureaux de l’Institut français du cheval et de l’équitation, on trouvera un point de vente de produits du terroir. Dans le bâtiment voisin, il est question de faire un espace de détente. L’ancien laboratoire, un bel espace de 220 m², sera converti en une salle de réception.
Le calendrier prévisionnel pour ces travaux se détaille comme suit : en 2019, réfection des toitures et choix des architectes ; 2020 et 2021, les travaux ; 2022, ouverture du site d’hébergement.

«Il y a de la demande»

Afin de s’assurer de la faisabilité de ce site d’hébergement et de savoir quels services offrir, la commune a fait appel au cabinet ABMarketing. «Selon notre étude, quatre clientèles potentielles se démarquent : les seniors (qui peuvent venir tout le temps, même en demi-saison), les familles ou petits groupes d’amis, les professionnels et les visiteurs d’événements ponctuels d’envergure», indique Michel Petit, consultant du cabinet. Pour lui, il faut viser un hébergement trois étoiles ou trois épis et avoir au minimum la capacité d’accueillir un bus complet. Au niveau des prestations, il suggère à la Ville de proposer des prestations hôtelières et une salle de 150 places minimum, pour mariages et réceptions.
A la question, «a-t-on besoin d’un hébergement pour groupes à Montier ?», Michel Petit répond oui. «Pour l’heure, il n’y a que l’Ufolep de Giffaumont, la Ferme du Bocage à Droyes et la Marina du Der qui peuvent accueillir des bus. Ces endroits n’ont pas les mêmes publics. Et selon notre enquête, il y a de la demande. Montier-en-Der est très bien perçue, car elle a un site magnifique, a une offre commerciale et est sur un axe routier.» Pour le consultant, il y a un potentiel d’occupation, qu’il fixe à 50 % en trois ans.

Carole Pontier

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