Au pied de la ruche pédagogique, la nécessité de préserver les pollinisateurs et de veiller aux populations d’oiseaux des campagnes.

Fin mai, aux jardins suspendus, une sortie ornithologique a permis d’écouter et d’identifier les chants mélodieux des oiseaux. Une randonnée de découverte et d’observation des principaux oiseaux en compagnie du Conservatoire d’espaces naturels de Champagne-Ardenne.

Le chant des oiseaux ne cesse d’être étudié. On lui prête de nombreux bienfaits. Il est élevé aujourd’hui au rang de remède indispensable à la relaxation intense. Avant de se lancer dans l’écoute, il est peut-être utile de savoir comment et pourquoi les oiseaux chantent.
Ce jour-là, une sortie découverte nature sur les oiseaux en forêt et en bord de terrasses des jardins suspendus a rassemblé une dizaine de participants. En compagnie de Guillaume Geneste du Conservatoire des espaces naturels de Champagne-Ardenne, l’écoute des chants d’oiseaux a été facilitée au cours de la promenade.
«Les oiseaux chantent principalement durant la saison de reproduction afin d’attirer les femelles pour se reproduire», a expliqué d’entrée aux participants Guillaume Geneste, le chargé de mission. «C’est aussi un moyen pour les partenaires de se reconnaître, car chaque individu a une signature vocale qui lui est propre. Certaines espèces chantent durant tout le cycle de reproduction, tandis que d’autres s’arrêtent dès le début de la ponte ou de l’élevage des jeunes.»

Tendre l’oreille

Entendre un oiseau chanter ne signifie pas obligatoirement la présence d’un nid. Certains oiseaux peuvent chanter sans trouver de partenaire ou encore chanter durant leur halte migratoire. En dehors de la reproduction, le chant est aussi une façon de délimiter et défendre son territoire, pour s’informer d’un danger ou se signaler durant la migration.
Dans tous les cas, la meilleure période pour écouter les oiseaux chanter reste le printemps, alors, sans hésitation, les amateurs de nature ont tendu l’oreille. Beaucoup plus mélodieux, le chant est presque uniquement le propre du mâle : il l’utilise à l’époque de la reproduction, pour affirmer sa présence sur son territoire ou pour attirer la femelle.
«Identifier les chants n’est pas toujours facile. Avec de l’expérience, on y parvient peu à peu, mais l’incertitude demeure», a résumé modestement l’animateur qui a rapidement mis des noms sur ces chants. Le pouillot véloce dit aussi “compteur d’écus”, petit oiseau au plumage gris verdâtre émet un “tsiptsiap” caractéristique, répété avec constance. Le merle, l’un des meilleurs chanteurs de nos régions, lance ses roulades et ses vocalises. Le pétulant et minuscule troglodyte a un chant d’une puissance et d’un éclat surprenants qui étonnent chez un oiseau aussi petit. Il comporte des trilles qui aident à le reconnaître. La fauvette à tête noire a aussi un très beau chant au rythme assez pressé. Plusieurs espèces chantent en vol. La plus remarquable est l’alouette des champs qui monte dans le ciel en chantant à perdre haleine, jusqu’à une hauteur de 100 m. Puis, elle se laisse tomber comme une pierre, n’ouvrant les ailes qu’à quelques mètres du sol…
La nature est vraiment généreuse et surprenante.

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