Quand Clinton joue les modèles pour montrer un filet créé par la cavalière.

Installée à Rochefort-sur-la-Côte, à côté d’Andelot, Laëtitia Lauwerie exerce la profession de bourrelier. Travaillant pour la sellerie équine, cette passionnée crée également des articles pour le monde canin et propose de la petite maroquinerie.

Comment appelle-t-on une femme qui exerce le métier de bourrelier ? «Normalement on dit bourrelier, mais j’ai déjà entendu bourrelière», sourit la jeune femme. Âgée de 28 ans, Laëtitia Lauwerie a installé son atelier à Rochefort-sur-la-Côte, dans la maison familiale. Depuis six ans, elle vit son métier avec passion. Depuis l’enfance, cette amoureuse du monde équin sait qu’elle veut travailler avec les chevaux. «Je voulais être monitrice d’équitation. Mais je me suis rendue compte que le contact avec les enfants, ce n’était pas ça ! J’ai donc rapidement dû changer d’idée.» Sa vocation, elle l’a trouvée en trois jours. «Un cordonnier résidait à côté de chez nous. Et mon grand-père était bourrelier. L’idée m’est venue, alors je me suis renseignée. J’ai trouvé une formation, puis j’ai fait un stage pour confirmer et c’était parti !»

Fait main
Laëtitia Lauwerie travaille pour la France entière.

Laëtitia Lauwerie travaille le cuir. «Tout est fabriqué à la main. Je n’utilise même pas de machine», précise la jeune femme qui découpe, ajuste, ponce et coud. Le gros de ses réalisations concerne le monde équin. Filets, harnais, longes : tout est fait sur mesure. Nombre de ses créations – à l’instar de celle qui l’occupait lors de la visite du JHM – sont employées pour les spectacles. Filets ibériques ou western pour le monde du spectacle rencontrent le succès dans la France entière et même en Belgique ou en Suisse.
«À peu près 95 % de mes clients me contactent par Internet», explique-t-elle. Localement, elle se déplace pour les prises de mesures, mais pour les autres, elle envoie un mode d’emploi détaillé. «J’ai peu de stock, juste pour montrer ce que je peux faire. Le reste est fait sur commande», reprend l’artisan.

Cavalière dans l’âme

«Je choisis mon cuir moi-même. J’ai deux fournisseurs. Le principal est en Belgique. Pour les cuirs teintés, je m’approvisionne en France», insiste Laëtitia. Les matériaux sont nobles et résistants. «Un équipement bien entretenu peut durer la vie du cheval», garantit-elle. La qualité de ses créations lui assure de bons retours via le bouche-à-oreille. Sa gamme de bijoux en cuir, sacs à main licornes et porte-clés fait le bonheur des enfants, notamment les passionnés de cheval. Cavalière, adepte du saut d’obstacles, Laëtitia a trouvé un métier qui lui va comme un gant. Ses chevaux adorés, le vieux Clinton et la pétillante Celtik, lui servent de modèles pour faire connaître ses créations.
La bourrelière expose ses réalisations : dernièrement, c’était au marché artisanal de Montier-en-Der et le week-end à venir au fort de Peigney.

S. C.

 

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