Habituer les chiots à être en contact avec d’autres animaux, comme ceux que possède Cindy Betting (à gauche), est important.

A la recherche, depuis le début de l’année, de familles d’accueil bénévoles pour éduquer des chiens Handi’chiens, Didier Cyrul, délégué Haute-Marne pour les familles d’accueil Handi’chiens, a trouvé son bonheur. Quatre familles d’accueil ont été choisies.

«Deux chiots labrador sont arrivés dimanche dans leurs familles d’accueil et deux chiots golden retriever vont arriver le 2 juin», indique Didier Cyrul, délégué Haute-Marne pour les familles d’accueil Handi’chiens. Depuis le début de l’année, il était à la recherche de familles d’accueil pour éduquer des chiens destinés à accompagner des personnes à mobilité réduite, des personnes âgées déficientes, ou des enfants autistes. C’est désormais chose faite. «Quatre familles ont été trouvées, ainsi qu’une famille tampon. Elle ne fait pas de l’accueil mais elle suit les cours en même temps que les autres familles et les seconde si besoin», explique Didier Cyrul.

«J’en suis à mon troisième chien»
Didier Cyrul (à gauche) et Steven Ducret ont mis pour la première fois leurs colliers à Onyx et Oups.

Dimanche (13 mai), Onyx et Oups, deux frères labrador provenant d’un élevage en Sologne, ont rejoint leurs familles respectives. «Didier est venu chez nous et il nous a expliqué ce que nous devrions faire pour éduquer le chien», assure Cindy Betting, famille d’accueil d’Onyx, avec Steven Ducret, à Ancerville. Avec, entre autres, déjà deux chiens, trois chats, un lapin… le couple a la passion des animaux. Un plus pour les chiots qui doivent s’adapter à tous environnements possibles. «Aussi, je travaille à l’hôpital André-Breton donc la situation de handicap me touche beaucoup», confie la jeune femme.

Le premier cours des chiots

Catherine Amaro, famille d’accueil de Oups à Colombey-les-Deux-Eglises, est une habituée. «J’en suis à mon troisième chien», affirme-t-elle. «J’ai une fille qui est handicapée moteur et qui bénéficie d’un chien Handi’chiens. Après avoir assisté à un stage, l’idée d’accueillir un chien de l’association a mûri dans ma tête.»
Vendredi, les chiots ont eu le droit à leur premier cours d’éducation. «Les commandes que l’on travaille cette séance, on va les travailler tout au long de la formation», reprend Didier Cyrul. Et Onyx et Oups ont dû pour la première fois porter un collier. «Au début, c’est compliqué pour les chiens car ils ne sont pas habitués, ça les gêne», continue-t-il.

Et les deux chiots, un peu distraits, sont davantage ravis de se rouler par terre pour fêter leurs retrouvailles que de se laisser mettre un collier autour du cou. «Là on laisse faire», sourit Didier Cyrul. «D’ici deux-trois semaines, durant les réunions, les chiens n’auront plus de contact entre eux. Car on part du principe qu’ils sont là pour travailler. Ils doivent rester avec leurs maîtres, car plus tard, quand ils seront avec leurs bénéficiaires, ils n’iront pas avec leurs congénères.»
Le délégué Haute-Marne de l’association explique aux familles comment se comporter avec les chiens les premiers jours. «Comme ce sont de jeunes chiots, ils commencent leur éducation à eux avec des mordillements, donc il faut faire attention et éviter qu’ils le fassent en détournant leur attention, avec un jouet par exemple. C’est un non coopératif et pas un non de sanction.» Aussi, «il y a une chose importante : il ne faut pas sanctionner le chiot s’il fait ses besoins à l’intérieur. Et on ne nettoie pas devant lui sinon il prend ça pour acquis.»
Dans 16 mois, Onyx et Oups quitteront leurs familles d’accueil pour partir six mois dans l’un des quatre centres Handi’chiens de France, pour peaufiner leur éducation, avant d’être confié à un bénéficiaire afin de l’aider dans son quotidien.

C. L.

Jouer et caresser les chiens est important pour les habituer au contact physique, comme le fait Catherine Amaro.
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