L’association d’apiculteurs de la base aérienne possède une quinzaine de ruches. Chaque ruche peut contenir jusqu’à 80 000 abeilles et produit en général 10 à 15 kilos de miel. (Photo BA 113)

Il n’y a pas que des Rafale qui volent à la BA 113. Il y a aussi des abeilles. Une association d’apiculteurs existe ainsi depuis 1983 au sein de la base aérienne, réunissant civils et militaires passionnés. En tout, une quinzaine de ruches sont sous leur surveillance. Mais l’hiver a été particulièrement rude pour les abeilles.

Ils les appellent leurs “filles”. Les membres de l’association d’apiculture de la BA 113 sont passionnés par les abeilles et bien sûr par le miel qu’elles produisent.
Le club qui existe depuis 1983 (créé par un mécanicien de la base) regroupe aussi bien des civils que des militaires qu’ils soient retraités ou non. Il fait partie du Cercle sportif et artistique de la BA 113 qui regroupe de nombreux autres clubs (badminton, aéromodélisme, etc.).
En tout, l’association compte douze adhérents et une quinzaine de ruches situées dans le périmètre de la base, un peu à l’écart. Une ruche est offerte à l’inscription puis chaque membre a le choix d’en rajouter une s’il le souhaite. Mais pas plus. Ici, on vient par passion, pas pour faire commerce.
Le 20 avril, les membres de l’association, entièrement protégés par leur tenue spéciale, faisaient le nettoyage de printemps dans le rucher. Car dans quelques jours, entre le 1er mai et le 15 mai environ, arrivait la période d’essaimage. Comprenez la grande migration des abeilles. Le moment idéal pour qu’elles élisent domicile dans les ruches de l’association. Or celle-ci en a bien besoin car l’hiver a été catastrophique. Sur les seize essaims de l’association, treize ont dépéri, la faute à la météo calamiteuse, et en particulier au glacial Moscou-Paris.

Indispensables à l’environnement
L’association compte actuellement douze adhérents.

Résultat : cette année, la récolte risque d’être bien maigre. Et les jeunes recrues de cette année n’auront peut-être pas beaucoup de miel à se mettre sous la dent au mois d’août, en période de récolte. A cela s’ajoute une tendance que le président du club, et ancien militaire, présent depuis sa création, a bien remarquée : «Les reines d’aujourd’hui sont moins performantes, elles sont affaiblies par les traitements», explique Christian Desidori. «Avant, elles auraient élevé une autre reine et ça aurait continué.» Les apiculteurs amateurs espèrent donc que, le mois prochain, de nouvelles abeilles trouveront leurs ruches à leur goût et s’y installeront. Et pas seulement pour produire du miel : les abeilles sont indispensables pour la pollinisation des végétaux. Un tiers des aliments que nous consommons est directement lié à la pollinisation effectuée par les abeilles.

Fr. T.

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