Céline peut intervenir auprès des enfants avec ses deux chiens mais fait aussi ce travail avec des peluches.

Céline Aubry, de Maranville, puéricultrice et aide-soignante, est aussi formée en médiation animale. Elle vient de développer une nouvelle compétence : améliorer pour les enfants la connaissance du chien et surtout prévenir les morsures. Elle propose ses services aux écoles et mairies.

Le Peccram. Que se cache-t-il derrière cet acronyme ? Il s’agit du Programme d’éducation à la connaissance du chien et au risque d’accident par morsures. C’est un programme solide que peut aujourd’hui dispenser Céline Aubry puisqu’elle a suivi la formation nécessaire auprès de la société Fimac canin.
Dans la vie de tous les jours, cette habitante de Maranville, âgée de 38 ans et mère de deux enfants, occupe deux postes. Elle est auxiliaire puéricultrice en crèche à Bar-sur-Aube mais est aussi aide-soignante dans une maison de retraite à Bayel. Elle a une formation de médiation animale et fait partie de l’association zoothérapie Les Auges, à Ceffonds. C’est donc une nouvelle corde à son arc qu’elle vient d’accrocher.

Des chiffres non négligeables
Un travail très pédagogique qui consiste à améliorer la connaissance qu’ont les enfants des chiens.

Actuellement, elle démarche, les écoles, les mairies ou toute autre association accueillant du jeune public. Dans ses courriers et ses contacts, elle explique sa démarche. Un travail très pédagogique qui consiste à améliorer la connaissance qu’ont les enfants des chiens. Tout ça dans le but aussi de minimiser les risques d’accident par morsures. Elles représentent, explique Céline Aubry, «2 % des accidents domestiques. Et 60 cas de morsures par jour nécessitent une hospitalisation». Le constat s’impose : ce sont des enfants qui sont majoritairement touchés. On pense aux séquelles physiques mais il ne faut pas minimiser le traumatisme psychique provoqué par ces vaccidents. Céline Aubry en sait quelque chose. Sa fille en a été victime quand elle avait 5 ans. «Après, elle ne pouvait plus croiser un chien. C’était un véritable problème», se souvient cette maman.

L’arbre ou la pierre

Reconnaître l’humeur d’un chien à son attitude, bien distinguer l’animal que l’on a chez soi des autres chiens que l’on croise, ne jamais caresser un chien sans avoir demandé l’autorisation à son maître, etc. A l’aide d’outils pédagogiques, Céline Aubry explique tout ça aux enfants. Elle leur montre deux positions particulières – de l’arbre ou de la pierre – quand l’enfant a peur d’un chien. Ou tout simplement, elle leur apprend à leur dire bonjour ou à les caresser… Dans certains pays, ces formations sont intégrées dans les écoles. En France, la pratique est moins répandue mais pas moins utile.

Céline Clément

Pour contacter Céline Aubry : préventionmorsure52@orange.fr

 

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