Cette décision de fermeture venue de Paris prive cinq d’emploi ETP et la mobilisation n’a pas fait infléchit le cours des événements.

Fin juin, la SPA ne sera plus présente sur le territoire de la nouvelle agglomération de Chaumont. La décision a été discutée lors d’un conseil mardi 19 décembre au soir avec des élus qui ne cachaient par leur déception et qui cherchent de nouvelles solutions pour la gestion des chiens et chats abandonnés. Les pétitions, les manifestations, la mobilisation des élus, rien n’y aura fait. La mort dans l’âme, Joël Clément a annoncé mardi soir en conseil d’Agglo que la SPA ne sera plus présente sur le territoire haut-marnais dans six mois. Déjà, les chiens ont quitté le refuge de Valdelancourt. Il ne reste plus que les chats.
Les explications de l’élu chargé des Affaires sociales à l’Agglo qui s’est battu pour trouver d’autres solutions sont limpides et elles vont bien au-delà de l’argument précédemment avancé de vétusté. Désolé, il dit : «La SPA veut faire des économies et recentré ses activités sur quelques sites. Le président de la SPA a annoncé son intention ferme et définitive de quitter la Haute-Marne.» La seule concession obtenue par l’Agglo est d’avoir obtenu un délai supplémentaire de six mois.

Le syndrome haut-marnais

Joël Clément explique que le syndrome haut-marnais a frappé une nouvelle fois et que le département est une victime collatérale d’histoires qui ne le concernent pas.
En fait, dans l’Aube, le refuge de Saint-Parres-aux-Tertres a fait l’objet, de la part d’un riverain, d’une procédure pour nuisance sonore. L’affaire a traîné en longueur pour que la Justice prononce la fermeture du site.
Un temps, Joël Clément a pensé que l’activité de la SPA des deux départements aurait pu se recentrer sur Chaumont mais la direction parisienne a choisi de reconstruire dans l’Aube. Comme pour mieux faire avaler la pilule, cette même direction a proposé d’installer les nouveaux bâtiments entre Chaumont et Troyes. Parmi les élus, connaissant l’attractivité de Troyes, personne n’y croit.
Quant à l’activité de fourrière qui est obligatoire, elle est prolongée de six mois également avec la SPA pour se terminer le 30 juin.
Durant cette période, un appel d’offres sera lancé pour trouver un nouveau prestataire qui remplira le rôle, en premier lieu, de fourrière et, en second, pourquoi pas, de refuge. Joël Clément dit connaître des personnes très motivées pour remplir ces deux rôles. Ce nouveau prestataire privé pourrait, le cas échéant, profiter des locaux de Valdelancourt.
Christine Guillemy, présidente de l’Agglomération, résume : «Nous avons six mois pour mettre en œuvre une consultation et pour trouver une solution pérenne.» Mais, pour l’instant, les adoptions de chiens au printemps sont fortement compromises et les fervents défenseurs des animaux sont, pour le moins, contrariés.

Frédéric Thévenin

Les amis des animaux ne lâchent pas

La décision est tombée peu avant Noël, le refuge pour chiens et chats de Valdelancourt, le seul du département, va fermer à la fin du mois de juin. Le choc passé, les amis des animaux se mobilisent à nouveau. Une deuxième pétition a été créée sur Mesopinions.com le 27 décembre. «Nous refusons cette décision terrible pour les animaux et pour ceux qui souhaitent adopter dans le département ! Nous invitons toutes les personnes sensibles à la protection animale à signer cette pétition afin que le siège social de la Spa revienne sur son projet scandaleux», peut-on lire. Près de 26 000 signatures ont déjà été obtenues. «Non, à la fermeture !», «C’est inadmissible !», «Les chiens et les chats abandonnés ont besoin d’un toit !», font partie des commentaires. Le sujet interpelle au-delà de la Haute-Marne. Des signataires vivent à Caen, Lyon, Lille, Montpellier, Rennes ou encore Nice.

L. M.

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