Rasta est un chien de 11 ans très calme.

Même si la SPA a moins d’animaux à adopter, elle s’occupe tout de même d’une quinzaine de chiens et d’une vingtaine de chats disponibles à l’adoption. Elle devait même en recevoir de nouveaux, en provenance d’une autre SPA.


En ce moment, la SPA de Valdelancourt se porte plutôt bien. Les gens adoptent à nouveau. A tel point que les chiens et chats ne sont plus si nombreux. L’année dernière, pendant une période, il y avait quasiment 120 chats et 60 chiens ! Personne ne venait adopter et les animaux étaient tout de même abandonnés.
«Aujourd’hui, on est bien loin de cette période avec une quinzaine de chiens et une vingtaine de chats», explique Mélanie da Fonseca, responsable du refuge. Cependant, la jeune femme reste prudente : les abandons et donc le nombre d’animaux présents sur place peut augmenter très vite, surtout avec le début du printemps et le nombre des abandons qui a tendance à augmen­ter.

De jolies histoires
Gotham, né en 2010, est très sociable.

En attendant une possible hausse des pensionnaires, les bénévoles bichonnent leurs animaux. «Ce qu’il y a de bien, c’est qu’en ce moment, ils ne restent pas vraiment longtemps. Ils arrivent et au bout de quelques semaines, ils deviennent le coup de cœur de quelqu’un qui les adopte. Du coup, le nombre de chiens et de chats reste stable.» L’autre bonne nouvelle, c’est que des chiens qui étaient présents dans les lieux depuis longtemps, ont été adoptés. C’est le cas de Jumbo, de Tysen ou encore d’Ina.
Côté chat, c’est la même chose. Il y a même eu une jolie histoire il y a peu avec Néguss. C’était un chat qui était là depuis déjà plusieurs­ mois, sans se faire adopter. Le problème ? Il est positif au sida des chats ce qui, en soi, ne pose pas de problème à l’adoption car ce n’est pas une maladie transmissible à l’Homme. Il faut simplement qu’il ne soit pas en contact avec d’autres chats, sauf s’ils sont déjà malades. Le mieux est donc qu’ils vivent en appartement. C’était donc un chat très compliqué à faire adopter, ce qui ne facilitait pas la tâche des bénévoles de la SPA. «Mais on a fini par trouver une famille qui a eu un véritable coup de cœur pour ce chat. La maladie ne les a pas effrayés comme la plupart des gens», se réjouit Mélanie. Avis aux amateurs, le refuge possè­de encore deux chats avec le sida comme par exemple Snow, un mâle né en 2005 ou encore Réglisse. Il y en a aussi d’autres qui sont en très bonne santé et qui attendent impatiemment de nouveaux maîtres.

Nouvelles niches chauffantes

Il y a peu de temps, les chiens ont vu leur confort amélioré grâce à de nouvelles niches, 45 exactement, dont le refuge s’est doté. Elles sont bien plus spacieu­ses que les précédentes et sont même chauffantes, un petit plus pour l’hiver. Mélanie da Fonseca est confiante et espère pouvoir se passer de couverture à l’hiver prochain. Elle attend de tester le dispositif pour voir si les chiens ont assez chaud. Par contre, ils auront toujours besoin de dons, notamment en litière et en boîtes pour chats.
Côté fourrière, tout se passe bien. Il y en a même moins qu’auparavant, ce qui montre que les maîtres sont plus vigilants. «La fourrière des chiens ne nous inquiète de toute façon pas vraiment car, dans les trois quarts des cas, ils sont récupérés par leurs propriétaires. En revanche, au niveau des chats, presque aucun ne repart. On finit tous par les garder et les faire adopter.»

Laura Spaeter