Pause friandises pour Luffy.

Il est parfois utile de rappeler quelques conseils utiles lorsqu’on possède un chien. C’est ce que nous propose Laëtitia Boulanger d’Allodog. Elle était intervenue cet été auprès d’un centre aéré et avait aidé les enfants à prendre conscience de certaines questions.

• Quand un chien montre les dents, attention, il ne sourit pas, «cela signifie qu’il n’est pas content et s’il ronne, ce n’est pas comme un chat qui ronronne, il prévient que quelque chose ne lui plaît pas, alors il faut arrêter ce que l’on est en train de faire. On croise les bras et on boude. Puis, on s’éloigne doucement»
• Quand le chien est dans sa cabane et que l’on veut jouer avec lui on rentre avec lui ? «Bein non, nous on est trop grands, on va la casser !» Pas seulement… «Vous n’aimez pas que l’on vienne dans votre maison sans y être invité, eh bien eux, c’est pareil. Leur niche, c’est leur cabane, leur maison ! Il faut juste les appeler.»


• Les chiens ne sont pas “partageurs”… «Ils ont peur qu’on leur prenne leur nourriture. Quand ils mangent, il faut donc les laisser tranquilles. Il n’est pas naturel pour un chien de laisser quelqu’un toucher à sa gamelle ou lui prendre son os, mais bien sûr, cela s’apprend», avec un professionnel, un éducateur canin.

Apprendre à communiquer pour éviter les morsures

Selon Laëtitia Boulanger, de nombreuses études révèlent que les chiens, toutes races confondues, mordent fréquemment mais qu’en plus, le nombre de morsures est en constante augmentation. En France, le Centre de documentation et d’information de l’assurance évalue le nombre de morsures annuelles à environ 500 000 dont 60 000 nécessitent des soins hospitaliers (chiffres de 2007). Attention, ces études ne signifient pas que les chiens sont “méchants” mais que les humains, malgré leurs années de cohabitation avec cet animal, ne savent ni communiquer avec lui, ni reconnaître les signaux indiquant qu’il risque de mordre. Une observation encore plus vraie pour les jeunes enfants, victimes fragiles de ces morsures qui surviennent en particulier lors de contacts usuels avec l’animal (nourriture, caresses, promenades), de situations de jeux et dans une moindre mesure lors 
de conflits (provocation, dérangement, blessure, punition).

Des solutions pour désensibiliser

Il est possible de désensibiliser un chien (à n’importe quel âge), à toutes sortes de situations, notamment en rapport avec les enfants pour, justement, qu’il ne se sente ni stressé ni frustré. «Cela doit se faire avec un éducateur canin professionnel, spécialisé en méthodes amicales et positives», insiste Laëtitia Boulanger. «C’est un gage de qualité afin d’être sûr que le chien a des comportements fiables car il apprend en confiance et pas par la peur ou la contrainte. Cela demande du temps et de l’investissement, il faut des personnes qui souhaitent travailler avec leur animal.» 
Des précautions qui n’empêchent pas de rester vigilant et de ne jamais laisser un enfant et un chien interagir sans surveillance.
Renseignements sur les sites internet d’Allo dog, du MFEC (mouvement français des éducateurs canins) ou d’Animalin, première école de clicker-training et méthodes positives avec Catherine Collignon dont est issue Laëtitia Boulanger.