Les personnes qui ont regardé l’émission diffusée il y a une dizaine de jours sur une chaîne nationale et parlant de deux éducateurs canins ont passé un dimanche parfaitement détestable. Juste détestable. A en tomber de leur chaise ! Et ils ne se sont pas privés de le dire sur les réseaux sociaux, par l’intermédiaire de pétition en ligne ou en se plaignant directement auprès du CSA. De nombreuses réactions devant un reportage qui montre tout ce qu’on ne veut plus voir dans le milieu canin.

Dans cette émission, que voit-on ? Eh bien simplement des chiens éduqués “à la dure” par des “éducateurs canins” et des soi-disant “comportementalistes” qui ne craignent pas d’être filmés en train de maltraiter des animaux. C’est ce qui ressort des commentaires des internautes mais également de professionnels qui ont réagi avec fermeté devant ces images diffusées à une heure de grande audience et qui mettent en avant des méthodes d’un autre temps.

Certains ont pris la parole comme la Commission nationale d’éducation et d’activités canines (Cneac) : «Les méthodes employées sont inqualifiables, violentes et dangereuses. Cracher sur son chien, mettre la main dans la gueule en affirmant qu’“il ne mordra pas mais qu’il faudra l’enlever très vite”, le tirer de toutes ses forces par la laisse…. ne sont pas des méthodes d’éducation acceptables. La Cneac s’oppose fermement à toute forme de violence concernant l’éducation du chien. Seule la relation de confiance et l’emploi de méthodes renforçatrice (méthode naturelle, renforcement positif, école du chiot de la SCC) sont les techniques recommandées pour éduquer nos compagnons à quatre pattes. Ce sont bien les méthodes enseignées et utilisées par nos moniteurs en éducation canine bénévoles de la SCC… et nous sommes fiers de leur travail et leurs méthodes.» Cela a le mérite d’être clair.

Alors rassurons-nous, en Haute-Marne, l’éducation positive a fait du chemin et il y a des professionnels et des clubs canins dignes de confiance vers qui se tourner et à qui confier nos animaux. D’un autre niveau que ce que nous avons vu dans ce reportage qu’il fallait absolument… manquer.

S. R.