Une démonstration d'éthologie était proposée.
Une démonstration d’éthologie était proposée.

Un programme tourné vers la nature et la découverte d’un environnement de proximité était proposé au public pour ce jour du 1er mai, à La Grève, hameau de Ceffonds, et une trentaine de personnes intéressées ont répondu à l’invitation du président de la LPO, Etienne Clément et des propriétaires du Jardin pour tous les sens, coorganisateurs.
La matinée a débuté par une balade dans les prés et champs proches à l’écoute des oiseaux. Anoraks, gants et bonnets, et très vite, la goutte au nez par des températures indignes d’un mois de mai débutant ; malgré tout, certains oiseaux étaient au rendez-vous pour satisfaire la curiosité des explorateurs de la nature, quelques personnes s’étant déplacé de Chaumont ou Donjeux.

Didier Donot, administrateur de la LPO et expert en son domaine faisait partie des marcheurs matinaux. Au départ, pause devant la statue de Jeanne d’Arc, célébrée ici puisque son père est natif de Ceffonds depuis toujours, puis la colonne se met en marche.

Au détour du chemin, on découvre une petite fontaine, à l’origine d’une source qui coule en continu dans le hameau. Ici, une linotte, un geai là-bas dans son habit du dimanche, puis une grive musicienne égaie la promenade, le verdier est dans les parages, ainsi que la fauvette mâle à tête noire qui chante alors que la femelle crie, comme chez tous les oiseaux, d’ailleurs, précise le spécialiste.

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Les promeneurs ont fait de jolies rencontres.

L’alouette et le pinson des arbres se font reconnaître, au chant distinct de celui du verdier, puis le rouge-gorge et la sittelle torche pot se font entendre aussi. Un superbe bruant jaune est perché sur un piquet de parc, tandis que la linotte mélodieuse nous prouve qu’elle n’usurpe pas son qualificatif, rivalisant avec le rossignol philomène et la mésange charbonnière.

Michel Mesnier, qui parle à l’oreille des chevaux

Au repas sorti du sac et pris à l’abri d’une grange, un brin de muguet que les marcheurs n’ont pas trouvé dans les bois et cueilli par Maryvonne accueille les commensaux et apporte un peu de chaleur humaine. L’après-midi est consacré à la visite du Jardin pour tous les sens, que certains découvrent par petits groupes, d’autres retrouvent à une saison différente, visite commentée par Alain et Françoise Munier qui le font vivre, et chacun s’accorde à reconnaître la beauté du lieu mis en valeur par les animations qui y sont produites (et inversement).

Puis, on traverse la route pour rencontrer Michel Mesnier, qui parle à l’oreille des chevaux en pratiquant l’éthologie, méthode de dressage douce et naturelle, basée sur la confiance réciproque entre l’animal et son dresseur, sans contrainte, par le langage, la patience et la douceur. La journée se termine avec la visite de la salle de traite ultramoderne d’Olivier Perrin, avec un robot pour assurer la traite à la demande, au bon vouloir des vaches, avec l’aide de l’informatisation des données, consultables à distance, libérant l’éleveur de la contrainte de la traite biquotidienne, lui laissant toutefois un rôle majeur de surveillance.
Voilà un programme bien rempli pour un jour férié, une heureuse initiative pour découvrir un environnement proche et parfois méconnu, malgré une météo peu clémente, du moins le matin.

De notre correspondant Philippe Pierson