Régis Drouaillet, formateur de l’école d’attelage, sera appelé à former des personnes en dehors du haras (photo d’archives C.P.).

Après une année 2015 stable, Christian Haessler, directeur territorial régional de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) – et également directeur par intérim du haras dervois – présente les nouveaux projets du site, axés sur des formations.

Le haras dervois jouit déjà d’une bonne réputation, grâce à son certificat d’aptitude pour le transport d’animaux vivants, sa formation sellerie et son école d’attelage. Cette dernière fait d’ailleurs la renommée et la force du site, avec plus de 520 heures de cours dispensées l’année dernière et ce, malgré la fermeture du lycée agricole de Droyes. Pour 2016, Christian Haessler, directeur territorial Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne de l’IFCE, prévoit d’étoffer et de renforcer les offres de formations du haras.
«Tout d’abord, nous allons développer davantage les trois offres déjà existantes. Ensuite, l’IFCE Grand Est attend de nous la création de nouvelles formations innovantes. Nous allons donc mobiliser une partie de notre personnel, pour la toute nouvelle formation “Préparateur de jeunes chevaux avec le dressage”», explique le patron du haras. Les cours n’auront pas lieu à Montier, mais le personnel dervois se déplacera. «C’est une nouveauté nationale. Le but est que les chevaux formés participent au championnat de France de dressage», poursuit-il.

Veille sanitaire

Les formateurs seront aussi appelés à enseigner des cours de gestion administrative du monde équestre, auprès de chefs d’entreprise et Régis Drouaillet, responsable de l’école d’attelage, fait partie des dix personnes retenues pour dispenser la formation des moniteurs d’équitation au travail à pied et aux longues rênes, à Montier ou dans d’autres lieux.
La grande nouveauté réside dans la mise en place d’un dispositif de contrôle sanitaire. «Ce dispositif est né suite à l’affaire Spanghero*», souligne Christian Haessler. Des agents assermentés de l’IFCE pourront contrôler les détenteurs de chevaux, sur plusieurs points : vérifier si les chevaux sont bien identifiés et pucés ; voir si les détenteurs respectent le règlement sanitaire, si les écuries sont déclarées (car, selon le responsable du haras, près de deux tiers des écuries ne seraient pas enregistrés) ; s’assurer qu’il n’y a pas de maltraitance animale et prévenir des maladies exotiques. «D’où l’intérêt de recenser les écuries. Nous ne sommes pas là pour faire la police, mais pour donner des conseils et vérifier qu’ils soient bien appliqués. S’ils ne le sont pas, nous nous ferons insistants.»

Carole Pontier

* Spanghero est une usine française de transformation de viande. En 2013, elle est éclaboussée dans l’affaire dite de la viande de cheval, lorsque de la viande équine avait été retrouvée dans les lasagnes. L’entreprise avait été accusée d’avoir menti en étiquetant faussement viande bovine.